Pas de lendemain de veille pour le FIMAV

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Le Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) n'a pas eu droit au lendemain de veille habituel un an après son 30e anniversaire. On a enregistré, au cours de la dernière semaine, un achalandage à peu près similaire à celui de l'année de célébration.

«L'énergie était encore très bonne cette année et nous avons eu quand même pas mal de monde. Peut-être quelques dizaines de moins que l'année dernière, confirme le directeur général de l'événement, Michel Levasseur. D'habitude après un anniversaire comme celui-là, on enregistre une baisse, le public est moins au rendez-vous. Ça n'a pas été le cas cette année».

Comme prévu, c'est le concert de Magma qui a fait le plus courir les foules. Il était un peu plus surprenant de constater que la prestation de Marc Ribot arrive deuxième, devant les Nels Kline et Jean Derome, qui célébrait ses 45 ans de carrière. «C'est un musicien qui est venu souvent à Victoriaville, notamment avec John Zorn. Les gens le connaissent bien», tente d'expliquer le grand manitou de l'événement.

Le spectacle de Laibach est de loin celui qui a le plus retenu l'attention. Le groupe s'est démarqué par son style musical et son discours marqué. Il n'a toutefois pas fait l'unanimité, plusieurs amateurs quittant le Colisée Desjardins afin un malaise.

«Il y en a la moitié qui se sont fait dresser les oreilles. Ils ont adopté un discours que certains ne comprennent pas. Le Festival est très en santé dans ce domaine. Les gens sortent avec des questionnements, ça fait réfléchir. Pourvu que ce soit fait dans un environnement de qualité. Le discours n'était pas tout croche», explique M. Levasseur.

En attente de sommes gouvernementales

S'il a obtenu un succès au guichet et les garanties financières nécessaires de bon nombre de partenaires publics et privés. Le FIMAV est inquiet de ne toujours pas avoir reçu de réponses positives de plusieurs ministères tant à Québec qu'à Ottawa. Ces confirmations manquantes représentent environ 100 000 $.

«On en attend toujours chaque année, ce n'est pas nouveau; cette fois, c'est plus qu'à l'habitude et c'est inquiétant. Le Festival n'est pas en péril, on a un bas de laine, mais la situation n'est pas idéale», résume le directeur général.

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