FIMAV : le laboratoire d'Instant Places

Laura Kavanaugh et Ian Birse d'Instant Places ont... (Courtoisie, Martin Morrissette)

Agrandir

Laura Kavanaugh et Ian Birse d'Instant Places ont captivé vendredi soir les spectateurs au Festival international de musique actuelle de Victoriaville.

Courtoisie, Martin Morrissette

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Les esprits plus cartésiens devaient laisser leur cerveau au vestiaire avant d'entrer dans la salle afin d'assister au concert d'Instant Places, vendredi en fin de journée, dans un Colisée Desjardins méconnaissable.

Passée maître dans l'art de créer des ambiances, l'organisation du Festival international de musique actuelle (FIMAV) n'a pas manqué à sa réputation. Tout au fond d'un long corridor sombre, on pouvait apercevoir une large scène à l'éclairage tamisé sur laquelle on avait posé deux longues tables, elles-mêmes ornée d'ordinateurs, de consoles de son et d'instruments de musique. Un véritable spaghetti de fils pendait de ces dispositifs.

Si l'équipement pouvait laisser croire à un concert de rock électronique populaire, les toutes premières notes ont eu tôt fait de donner le ton à une prestation réservée aux initiés. C'est bien simplement que Laura Kavanagh et Ian Birse ont fait leur entrée sur scène, se sont installés face à face et ont entamé la longue improvisation de 48 minutes intitulée Sleeper.

Armée d'un violon, la musicienne a laissé échapper une série de notes dignes des pires films d'épouvante pendant que son comparse multipliait les notes sur sa guitare basse désaccordée à souhait. À ces acoustiques se sont ajoutés, en cours d'aventure - parce qu'il s'agit bien d'une aventure pour tout néophyte -, de nombreuses séquences sonores préenregistrées utilisées de façon soutenue, soit en boucle ou à l'unité.

À certains moments, Kavanagh se faisait entendre vocalement dans un dialecte incompréhensible, ajoutant quelques sons étranges, comme si elle avait été ensorcelée.

Aux rythmes incongrus et expérimentaux, on a ajouté pour le plaisir des yeux, une séquence vidéo montrant des formes se déplacer, s'entrelacer, se chevaucher, grandir et rétrécir. Comme la musique, les images n'avaient que bien peu de contenu homogène, amenant le spectateur ailleurs à chaque instant.

Un public captif

Il faut assister à un spectacle du FIMAV pour comprendre le phénomène. Bien qu'il porte le nom de festival, l'événement n'a rien à voir avec ces rendez-vous sociaux à souhait où la bière coule à flots. Les amateurs de musique actuelle sont captifs. On peut entendre une mouche voler lors des prestations.

Après le spectacle d'Instant Places, le duo a invité les gens intéressés à monter sur scène afin de jeter un coup d'oeil à leurs installations. Ça donne une idée de l'esprit de famille qui règne autour de l'événement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer