26 vétérans de la Seconde Guerre mondiale honorés

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(SHERBROOKE) Dans la salle du manège militaire de Sherbrooke, ils sont de nombreux vétérans à exhiber fièrement leurs vestons décorés d'épinglettes honorifiques, autant de symboles ostentatoires d'un courage unique.

Dans la nuit du 8 au 9 mai, l'Allemagne nazie capitule, c'est la fin de la Seconde Guerre mondiale, une bataille qui aura coûté la vie à 42 000 Canadiens.

Samedi, 70 ans plus tard, 26 vétérans de cette guerre qui a changé la face du monde étaient honorés d'une épinglette et d'un certificat d'Anciens Combattants Canada créés spécialement pour l'occasion, afin de « se souvenir de l'implication des soldats qui sont allés en guerre pour libérer le monde en général », dira le consul honoraire de France en Estrie, François Gitzhofer.

La cérémonie, tenue en la présence de nombreux dignitaires, dont le député fédéral Pierre-Luc Dusseault, était pour son organisateur, Robert Groulx, un rappel de l'importance de célébrer les vétérans canadiens.

« C'est important parce qu'on ne les reconnaît jamais assez, explique-t-il. On essaie de faire des événements pour que jamais ces gens soient oubliés. Si nous sommes ici, c'est grâce à eux. »

Il souligne du même coup que plusieurs autres vétérans de la guerre n'ont malheureusement pas eu droit au même traitement, certains recevant même leur distinction par la poste.

« Imagine, tu t'engages, tu fais la guerre pendant quatre ou cinq ans et le gouvernement veut t'honorer, mais tu reçois ton certificat par la poste, comme un compte de taxes », déplore M. Groulx.

Certains certificats ont été décernés à un membre de la famille d'un vétéran décédé. 

« On n'a pas une seconde à perdre, souligne M. Groulx. Depuis que j'ai commencé cette vague de reconnaissance, il y en a cinq qui sont décédés. »

Un hommage posthume pour Germain Nault

Pas une seconde à perdre, tel avait été le mantra, l'automne dernier, lorsque l'insigne de l'Ordre national de la Légion d'honneur, la plus haute distinction française, avait été décerné à Germain Nault avant qu'il ne décède quelques jours plus tard.

Samedi, c'est son frère ainé, Aurel, qui a accepté à titre posthume le certificat de la Légion d'honneur qui devait accompagner l'insigne, mais qui n'avait pu être produit à temps pour la cérémonie.

En septembre, 12 autres vétérans seront aussi honorés de la Légion d'honneur.

afaille@latribune.qc.ca

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