Élections scolaires: des commissaires défendent leur droit d'exister

Les commissaires de la Commission scolaire des Chênes (CSDC) n'ont pas... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Les commissaires de la Commission scolaire des Chênes (CSDC) n'ont pas l'intention d'attendre les bras croisés que le ministre de l'Éducation, François Blais, mette un terme aux élections scolaires.

 Le président de la CSDC, Jean-François Houle... (Photo courtoisie Expose Image) - image 1.0

Agrandir

 Le président de la CSDC, Jean-François Houle

Photo courtoisie Expose Image

Ils ont fait une première sortie publique, mardi, afin de défendre leur droit d'exister.

« La démocratie scolaire serait-elle devenue un luxe?, s'interroge d'entrée de jeu le président de la CSDC, Jean-François Houle. Si l'on en croit le ministre, notre société n'aurait plus les moyens de dépenser 20 millions $ tous les quatre ans, pour maintenir la démocratie scolaire.  On parle d'environ 2,50 $ par individu ».

M. Houle a admis que les électeurs ne se bousculent pas aux portes des bureaux de  scrutin, mais jette le blâme de cette situation sur les gouvernements qui, sous la pression d'une partie de la population souvent victime de désinformation, s'affairent, depuis plusieurs années, à décourager la population à exercer son droit de vote en diminuant les enjeux locaux.

 

Pas d'économie?

Le président maintient qu'à la Commission scolaire des Chênes, les salaires et dépenses du conseil des commissaires atteignent globalement la somme de 250 000 $, soit 0,16 % de tout le budget. Il croit que l'abolition des postes de commissaires obligera le gouvernement à faire d'autres dépenses. En frais de fonctionnement d'un conseil d'administration et en augmentation de la rémunération de la direction générale, par exemple.

« D'un point de vue financier, il n'y a vraiment pas suffisamment d'avantages en perspective pour retirer aux citoyens le droit d'élire leurs dirigeants scolaires », argumente M. Houle. Le président mise également sur le fait que les commissaires sont imputables auprès de la population, contrairement à un membre de conseil d'administration.

 Jean-François Houle se défend d'essayer de « sauver sa job ». En fait, les commissaires de la CSDC ont presque tous des emplois rémunérés qui constituent leur gagne-pain principal. 

« Les salaires que nous recevons pour les services publics rendus ne sont que symboliques. Nous ne jouissons d'aucun avantage indirect comme des comptes de dépenses ou autres choses du genre.  Qui plus est, nous nous présentons devant l'électorat dans un contexte politique qui ne nous donne pas bonne presse au départ. Nous nous battons pour des valeurs de démocratie et d'engagement social », clame M. Houle.

Le président et ses collègues étudient présentement la mise en place de différents moyens pour sensibiliser la population à leur position. Ils feront connaître leurs intentions sous peu à cet égard, une fois qu'ils connaîtront le plan d'action de la Fédération des commissions scolaires.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer