Magog: un tronçon de piste cyclable reste fermé

Le tronçon de piste cyclable entre les rues... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

Agrandir

Le tronçon de piste cyclable entre les rues de Hatley et Belvédère à Magog demeurera un cul-de-sac, la Ville de Magog n'ayant pas réussi à s'entendre avec l'agriculteur Jacques Lamontagne.

La Tribune, Jean-François Gagnon

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(MAGOG) Le tronçon de piste cyclable existant entre les rues de Hatley et Belvédère à Magog demeurera un cul-de-sac, la Ville de Magog n'ayant pas réussi à s'entendre avec l'agriculteur Jacques Lamontagne, qui refuse le renouvellement d'une servitude.

Joint lundi  par La Tribune, M. Lamontagne a révélé qu'il n'avait pu s'entendre avec la Ville de Magog au cours de l'hiver. « Ils n'ont jamais négocié. Ils n'ont rien voulu m'offrir. Ça fait depuis juillet dernier que je dis que je souhaite discuter, mais il ne s'est rien passé », déplore l'agriculteur, visiblement amer.

Il est possible de s'engager sur le tronçon de piste cyclable concerné lorsqu'on se trouve dans le stationnement municipal situé sur la rue de Hatley. Toutefois, au bout d'un court moment, on aboutit dans un cul-de-sac. Une barrière improvisée a par ailleurs été installée directement en bordure de la rue Belvédère afin de bloquer l'accès à l'autre entrée.

Jacques Lamontagne refuse la reconduction de la servitude qui existait en raison d'un litige qui l'oppose à la Ville. Il aurait aimé que certains de ses terrains puissent accueillir des maisons neuves à court ou moyen terme, mais il a appris l'an dernier que la construction de résidences ne sera pas permise sur ceux-ci avant au moins 15 ans.

« J'étais prêt à dire oui à la réouverture de la piste cyclable s'ils acceptaient de revoir le classement de mes terrains. Je leur ai aussi proposé de leur donner un droit de passage pendant deux ans pour 15 000 $ par année. Ou encore de leur vendre mes 45 acres de terres pour la somme de 1,7 million $, soit la moitié de la valeur marchande », explique M. Lamontagne.

L'idée qu'on procède par expropriation a déjà été avancée dans ce dossier. Le propriétaire du terrain est convaincu que la municipalité ne pourrait légalement utiliser cette avenue, mais les autorités municipales laissent entendre le contraire.

La version de la Ville

Présidente du comité consultatif en urbanisme de la Ville, Nathalie Pelletier reconnaît que cette fermeture partielle de piste cyclable est malheureuse. « C'est une piste super intéressante. C'est un vrai casse-tête puisque ce tronçon fait partie de la Route verte », note-t-elle.

La situation est d'autant plus décevante pour la municipalité que des dizaines de milliers de dollars ont été investis sur le tronçon en question, notamment dans la construction de deux ponts pour vélos et piétons.

Nathalie Pelletier juge que la proposition du propriétaire de débourser 30 000 $ pour un droit de passage durant deux ans était irrecevable. « Ça aurait créé un précédent. En plus, c'est un bon montant d'argent et, en 2017, tout aurait été à recommencer », souligne-t-elle.

Un achat de terrain n'était pas davantage une option pour la municipalité. Quoi qu'il en soit, Mme Pelletier affirme qu'il demeure d'autres solutions, mais elle s'abstient pour le moment de préciser lesquelles.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer