L'important projet immobilier chemine à North Hatley

Richard Laliberté... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Richard Laliberté

Archives La Tribune, René Marquis

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(MAGOG) Le promoteur Richard Laliberté devra faire preuve de patience et sans doute de flexibilité, s'il souhaite pouvoir construire des dizaines d'unités d'habitation en zone inondable au coeur du pittoresque village de North Hatley.

Voilà un moment déjà qu'il n'a pas été question sur la place publique du projet immobilier que M. Laliberté mijote. Mais cela ne signifie pas qu'aucun développement n'est survenu dans ce dossier.

En effet, la MRC de Memphrémagog a tout récemment terminé d'analyser une demande de modification du schéma d'aménagement qui concernait des terrains situés à proximité du stationnement municipal à North Hatley. Le règlement 13-14, tout récemment adopté, redéfinit en partie la zone inondable qu'on trouve dans cette partie du village.

Devant encore faire l'objet d'une approbation par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire du Québec, le règlement 13-14 n'apporte que des modifications mineures à la zone inondable concernée. La majeure partie de la zone continue d'avoir une cote 0-20 ans, laquelle offre fort peu de latitude aux promoteurs immobiliers.

Ainsi, selon toute vraisemblance, il faudra qu'un plan de gestion des eaux soit adopté avant que la construction d'immeubles locatifs sur les terrains de Richard Laliberté à North Hatley soit autorisée.

« Dans ce cas-ci, la densité des habitations déjà existantes permet la réalisation d'un plan de gestion des eaux, une procédure rare. Ça demande des analyses et beaucoup de données pour élaborer ce type de plan. Il faudra aussi qu'on connaisse les projets du promoteur pour travailler ce dossier », explique le coordonnateur à l'aménagement de la MRC de Memphrémagog, Hugues Ménard.

Des « travaux d'immunisation » seront éventuellement demandés au promoteur, ceci afin de limiter les dégâts en cas d'inondation qui toucherait les futures habitations.

Directeur général de North Hatley depuis quelques mois seulement, Daniel Décary assure que la question de la gestion des eaux est prise très au sérieux par sa municipalité.

« On a demandé à la firme Exp de nous dire à quelle hauteur construire en tenant compte des changements climatiques pour les prochains 100 ans, confie M. Décary. Dans le but d'éviter des inondations, on envisage également de déplacer en partie un petit ruisseau dont la configuration a changé au fil des années. »

Un PPU

Le directeur général de la municipalité révèle par ailleurs que sa municipalité a l'intention de présenter un plan particulier d'urbanisme (PPU) à court terme. Ce document encadrerait d'éventuels travaux de construction sur les terrains du promoteur.

Daniel Décary sait fort bien que des gens ont des inquiétudes quant au projet de M. Laliberté. « Le défi, c'est de concilier les opinions de tout le monde. La hauteur des bâtiments et la densité demeurent des enjeux », admet-il.

Le promoteur désire ajouter plus de 200 unités d'habitation et ériger des bâtiments pouvant s'élever jusqu'à une hauteur de cinq étages. Son projet pourrait aider la municipalité à retrouver une meilleure vitalité économique, mais on craint en contrepartie qu'il modifie fortement sa facture visuelle et sa dynamique.

jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca

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