Chevaux miniatures attaqués: le Ministère ne tire aucune conclusion

De quelle espèce était l'animal qui s'est attaqué à des chevaux miniatures à... (Imacom, Frédéric Côté)

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(MAGOG) De quelle espèce était l'animal qui s'est attaqué à des chevaux miniatures récemment à Hatley? Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs du Québec s'avoue incapable de se prononcer en raison d'un manque d'informations.

Biologiste au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Éric Jaccard reconnaît son impuissance dans ce dossier. « J'ai été mis au courant quatre jours après les faits et, en plus, je n'ai que trois photos pour me faire une idée. C'est difficile de dire ce qui s'est passé dans un tel contexte. Je ne veux pas jeter la pierre à personne, mais il aurait fallu intervenir plus vite », soutient-il.

Selon M. Jaccard, il aurait été préférable que l'éleveur des chevaux contacte sans attendre les agents de protection de la Faune pour leur signaler les événements. Il a plutôt choisi d'annoncer, par le truchement d'un site internet, qu'il offrait une récompense à qui l'aiderait à trouver le coupable.

Le vétérinaire qui a donné des soins aux chevaux blessés, Catherine Loubier, aurait également pu jouer un rôle crucial en transmettant rapidement des échantillons, poils et salives par exemple, susceptibles d'éclairer les autorités. Mais elle a omis de le faire.

« Je n'ai pas vu de salive ni de poils provenant de l'animal impliqué. Mais j'aurais pu prendre d'autres échantillons, c'est vrai. Je ne savais pas que le Ministère avait émis une directive pour qu'on lui envoie ça dans de tels cas. J'ai peut-être oublié aussi. Mais, vous savez, il y a tellement de procédures et de maladies. De toute façon, je me suis concentrée sur les soins aux animaux », explique Mme Loubier.

Dans la foulée d'attaques inhabituelles et spectaculaires, il y a quelques années, le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs avait indiqué aux vétérinaires comment procéder pour obtenir des échantillons valables. Les directives mériteraient sans doute d'être répétées, selon la jeune vétérinaire.

Le cougar

Toutes les informations concernant les attaques semblables à celle survenue à Hatley sont colligées dans un registre. Entre autres, en recueillant de telles informations, le Ministère est en mesure d effectuer des suivis plus poussés s'il suspecte que des cougars sont en cause.

« Ce serait difficile pour une population de cougars de vivre et de se reproduire au Québec, fait valoir Éric Jaccard. Rien ne prouve qu'on en trouve sur le territoire. Mais on ne peut pas prendre les mentions de sa présence à la légère. »

D'après M. Jaccard, les rumeurs relatives à la présence du cougar « frappent tellement l'imaginaire » qu'elles amènent les gens à imaginer des tas de choses. « Il y a aussi de la confusion à cause des Lynx roux du Canada, dont les empreintes rappelent celles du cougar. »

Les agressions subies par les animaux de ferme peuvent être perpétrées par des chiens, des coyotes, des loups, des renards ou des ours. « On n'est jamais à l'abri de tous les risques. Une bonne gestion des déchets et un éclairage adéquat à l'extérieur sont des éléments pouvant faire la différence », souligne le biologiste.

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