La CSDC donne sa reprographie à la CSBF

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Revirement de situation dans le dossier du service de reprographie de la Commission scolaire des Chênes (CSDC). En assemblée mardi soir, les commissaires ont décidé de donner le contrat de reprographie à la commission scolaire voisine, celle des Bois-Francs, plutôt qu'au plus bas soumissionnaire de l'appel d'offres, Buropro.

La Fédération des employés de services publics et le Syndicat des travailleurs de soutien de la CSDC qui avaient décrié la décision des commissaires et soulevé le spectre du conflit d'intérêts - le président de la Commission scolaire étant ami avec l'un des propriétaires de Buropro - se sont évidemment réjouis de cette décision. Selon eux, elle confirme que la privatisation du service de reprographie était une mauvaise décision, plus coûteuse à terme.

« Nous sommes satisfaits de constater que l'impression des documents sera réalisée par des collègues d'une autre commission scolaire, une institution publique », affirme Yvon Godin, vice-président de la Fédération.

concurrence déloyale

Le président de Buropro, Guy Bergeron, a qualifié de « déloyale » la concurrence que lui a faite la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF) dans le dossier. Des représentants de la Commission scolaire ont assisté à l'ouverture publique des soumissions et l'organisme a déposé son offre de service deux jours plus tard.

« Quel manque d'intégrité morale de la part des dirigeants de la Commission scolaire des Bois-Francs d'avoir accepté qu'un employé utilise des tactiques déloyales pour venir rivaliser avec une entreprise privée honnête et respectueuse des réglementations, fulmine-t-il. Comment est-il possible qu'après l'ouverture d'une soumission, la loi permette à un organisme public de déposer une offre? J'aimerais beaucoup en tant qu'entrepreneur pouvoir déposer mon prix après avoir eu l'information des prix de mes concurrents. »

M. Bergeron explique que l'offre de Buropro était de 418 892 $, soit près de 50 000 $ plus basse que son plus proche concurrent.

« Nous réalisons aujourd'hui que nos taxes servent à financer une organisation publique qui vient nous faire compétition avec des manoeuvres très douteuses », conclut le président.

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