Un cheval miniature blessé: une bête sauvage en cause?

L'éleveur Heinz Santschi et son cheval blessé.... (Imacom, Jessica Garneau)

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L'éleveur Heinz Santschi et son cheval blessé.

Imacom, Jessica Garneau

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(MAGOG) Tout porte à croire qu'un animal dangereux a rôdé, durant les derniers jours, dans le secteur de Hatley. Une attaque subie par des chevaux miniatures appartenant à l'éleveur Heinz Santschi suscite des craintes.

Samedi en fin de journée, M. Santschi a découvert qu'une de ses juments se trouvait dans un piteux état. Un autre de ses chevaux présentait aussi des blessures s'apparentant des morsures, mais son état n'inspirait aucune crainte. Tout laisse croire que les deux animaux ont été attaqués par un animal doté d'une puissante mâchoire.

«J'ai vu que ma jument était à l'écart des autres animaux en faisant une ronde vers 16 h samedi, explique l'éleveur. Je me suis approché et j'ai constaté qu'elle avait des morsures et des déchirures à plusieurs endroits sur le corps. Ce n'était pas beau! Un vétérinaire a mis deux heures à recoudre toutes ses plaies.»

Actuellement, l'éleveur tente de faire reprendre des forces à son animal. Les blessures à la mâchoire que la bête a subies constituent toutefois un handicap important pour elle, puisqu'elles lui causent de fortes douleurs lorsqu'elle mange.

Pour Heinz Santschi, cette histoire est d'autant plus malheureuse que sa petite jument était une bête exceptionnelle. «C'est notre meilleure femelle en 13 ans d'élevage. Elle a été couronnée grande championne à l'exposition de La Chute en 2013. C'est plate comme histoire, mais pire encore quand on pense que c'est elle la victime», note-t-il.

Heinz Santschi aimerait bien savoir ce qui est arrivé à sa jument. «Qu'est-ce qui lui a fait ça? D'où venait le coupable? Je ne le sais pas, mais j'aimerais beaucoup avoir plus d'infos», admet-il.

Lundi, des agents de la Sûreté du Québec ont recueilli la déposition de l'éleveur. Ce dernier a par la suite reçu la visite d'agents de protection de la faune.

«Les agents de protection de la faune m'ont dit que le coupable était soit un chien ou un coyote. Par contre, d'après ce qu'ils m'ont expliqué, ce n'était sûrement pas une attaque de coyote. La première possibilité serait donc la plus probable.»

M. Santschi affirme qu'il ne craint pas qu'un membre de sa famille ou lui-même soit attaqué par la bête. Mais il nourrit des craintes en ce qui concerne ses chevaux. «Si c'est un chien qui n'est pas contrôlé, c'est inquiétant», reconnaît-il.

Des photos de la jument blessée devaient être transmises à un biologiste du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs du Québec à des fins d'analyse. On ignore quand celui-ci livrera ses conclusions.

Notons en terminant que des cas d'attaques apparentées ont été répertoriés, ces dernières années, en Estrie. Certains avaient avancé l'idée qu'un cougar pouvait être en cause, mais cela n'a jamais été démontré hors de tout doute. Le ministère de la Faune avait néanmoins pris des moyens pour tenter d'élucider le mystère.

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