Les enseignants envisagent des moyens de pression plus musclés

Des moyens de pression plus musclés seront à l'ordre du jour d'un conseil... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Des moyens de pression plus musclés seront à l'ordre du jour d'un conseil fédéral syndical, cette semaine, auquel participera le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE).

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Benoit Houle

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Des enseignants membres de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), dont des enseignants de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), ne participent plus aux activités qui se tiennent à l'extérieur des heures de classe, comme l'organisation du bal des finissants et les sorties. Les membres sont en fait invités à se limiter aux 32 heures prévues à la convention collective et à ne plus être présents à l'école au-delà de ces 32 heures.

Interrogé à savoir si de tels moyens de pression pourraient être mis de l'avant, le président du SEE, Benoit Houle, indique que ce genre de mesures feront l'objet de discussions lors du conseil fédéral.

Le SEE fait partie de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) et regroupe les enseignants des trois commissions scolaires francophones de la région, soit de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), des Sommets (CSS) et des Hauts-Cantons (CSHC).

Les membres du SEE ont adopté en décembre un plan d'action de moyens de pression de trois phases, qui contient notamment des actions de visibilité.

«Présentement, on fait la récréation prolongée ou la journée raccourcie», indique M. Houle à propos des moyens de pression dont La Tribune a fait état cet hiver.

«C'est notre premier plan. On va être en mode consultation pour décider de la deuxième phase.»


Même si les élèves demeurent plus longtemps dans la cour de récréation, les enseignants sont en présence des enfants et assurent leur sécurité, note M. Houle. D'autres moyens sont aussi mis en place, comme la visite des commissaires scolaires. Ce fut le cas à la CSS, la semaine dernière. Le plan actuel ne prévoit pas de mesures comme celles de la FAE.

«C'est notre premier plan. On va être en mode consultation pour décider de la deuxième phase.» Le conseil fédéral se tient à compter de demain jusqu'à vendredi. «On va tenir un vote sur ce qu'on amène en assemblée générale.»

L'assemblée générale est prévue le 20 mai.

«On est toujours en colère contre le dépôt patronal. On n'en revient pas qu'on essaie de sacrifier une génération», lance-t-il.

Rappelons que le gouvernement a entre autres annoncé son intention de hausser les ratios dans les écoles, tout en augmentant de 32 h à 35 h le nombre d'heures de présence à l'école des enseignants sans augmentation de salaire.

La CSRS a récemment envoyé une lettre aux parents rappelant que dans le contexte de renouvellement des conventions collectives régissant le personnel du secteur de l'éducation, des moyens de pression pouvaient être enclenchés. Jusqu'ici, la CSRS n'a noté aucune «perturbation significative». En cas de perturbations, les parents seront informés sur le site web de la CSRS.

Les conventions collectives prenaient fin le 31 mars dernier.

Les employés estriens font partie du front commun regroupant notamment la CSN, la CSQ et la FTQ et les employés des services publics québécois. Le groupe réclame une augmentation d'au moins 13,5 % sur trois ans. Québec propose un gel salarial pour les deux premières années et une augmentation annuelle de 1 pour cent pour les trois années suivantes.

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