La CSDC accusée de conflit d'intérêts

Yvon Godin... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Yvon Godin

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
Le Quotidien

(DRUMMONDVILLE) Le Syndicat des travailleurs de soutien de la Commission scolaire des Chênes (CSDC) accuse l'employeur d'avoir refilé son service de reprographie au privé afin d'économiser 75 $, une manoeuvre que les travailleurs considèrent à la fois comme discutable et louche.

Lors d'une récente rencontre, les commissaires et gestionnaires ont ciblé à 418 967 $ par année les frais reliés à la reproduction de documents. Dans un souci d'économie, la CSDC est allée en appel d'offres et l'offre la plus basse a été déposée par Buropro de Drummondville.

Au moment où il a pris connaissance du résultat, le président de la Commission scolaire, Jean-François Houle, a décidé de se retirer du processus, l'entreprise étant dirigée par son ami personnel Dave Morin. On estime qu'il aurait dû quitter plus tôt.

« Pour éviter l'apparence d'une intervention et d'un possible conflit d'intérêts, le commissaire Houle aurait dû quitter le processus bien avant. Il a quitté à la dernière minute, une fois que le soumissionnaire était connu », déplore le vice-président de la Fédération des employés de services publics.

Cette décision de la CSDC ne représentera pas de mise à pied. Trois des cinq travailleurs attitrés à la reprographie ont déjà quitté et on s'attend à ce qu'un quatrième fasse de même en cours d'année. Le dernier sera tout simplement affecté à d'autres tâches.

Informée de l'appel d'offres de la CSDC, la Commission scolaire des Bois-Francs a offert de s'occuper de la reprographie de sa voisine pour un peu moins de 400 000 $. Même si l'économie est substantielle, l'établissement drummondvillois a décidé de refuser l'offre, prétextant qu'elle était trop tardive.

Le syndicat estime que cette décision vient d'autant plus alimenter l'apparence de conflit d'intérêts et déplore que cet argent soit remis à une entreprise privée plutôt qu'injectée dans les services aux élèves.

« On nous demande de faire des sacrifices et on refuse une offre comme celle-là. Ça représentera des services en moins pour les élèves. On peut acheter combien de livres avec 25 000 $? C'est ce qu'il faut retenir », fulmine le président par intérim du Syndicat des travailleurs de soutien de la Commission scolaire, Kevin Malenfant.

Cette situation l'amène également à s'interroger sur l'organisation du travail du côté drummondvillois. Comment est-ce que la Commission scolaire des Bois-Francs peut arriver à faire le même travail avec 25 000 $ de moins?

« Nous avons les mêmes salaires et les mêmes avantages sociaux. Je crois qu'il faut s'interroger sur les frais d'entretien des équipements qui sont passés de 80 000 $ à 100 000 $ annuellement depuis trois ans. C'est énorme », conclut-il.

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