Le centre de tri Valoris est presque prêt

Le centre de tri Valoris mettra en opération au début du mois de mai, avec... (Archives La Tribune, René Marquis)

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le centre de tri Valoris mettra en opération au début du mois de mai, avec environ dix mois de retard sur l'échéancier initial, la première de ses trois lignes de tri ultra-automatisé.

Elle servira au tri des déchets de construction, de rénovation et de démolition, juste à temps pour les collectes de gros rebuts qui se tiennent en mai pour plusieurs secteurs de Sherbrooke et du Haut-Saint-François, fait valoir avec satisfaction le directeur général de Valoris Claude Brochu.

Si tout va comme prévu, les deux autres lignes de tri, pour le résidentiel ainsi que pour l'industriel, commercial et institutionnel, devraient suivre en juillet.

«On devrait être complètement opérationnel en septembre», renchérit Nicole Robert, présidente de cette régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke.

«On a vu grand, il a fallu passer par plusieurs étapes, mais on touche au but. Dans les marges de manoeuvre qu'on s'était gardées et sans modifier le tarif à la tonne, ajoute-t-elle. Pour un projet de cette envergure, c'est assez exceptionnel. On va être très compétitifs!»

Ainsi, malgré les retards, on prévoit que la facture du centre de tri ne dépassera guère les 31,7 millions $ autorisés au règlement d'emprunt. Refusant de donner des chiffres plus précis compte tenu de négociations en cours avec les partenaires, Mme Robert parle d'un dépassement de coût «léger», de moins d'un million $.

«Ça va être absorbé à même les surplus de Valoris et ça n'aura aucun impact sur la facture de la Ville de Sherbrooke ou de la MRC du Haut-Saint-François», assure Claude Brochu.

Pas non plus d'impacts sur les tarifs en vigueur à la première année d'exploitation, ajoute-t-il. «C'est sûr qu'on espère comme tous les centres de tri au Québec que la morosité qui affecte notre industrie va prendre fin, mais nous avons été très conservateurs dans nos prévisions.»

Épine dorsale

Valoris, rappelons-le, est l'épine dorsale d'un parc éco-industriel en devenir à Bury.

Il s'agit d'un centre intégré où, en plus de ce centre de tri à la fine pointe de la technologie et d'un lieu d'enfouissement technique déjà en exploitation depuis nombre d'années, on aménage une vitrine technologique et on crée un parc éco-industriel pour des entreprises spécialisées dans la transformation des matières résiduelles. Valoris a aussi une usine de biométhanisation dans ses cartons.

Avec de telles installations, la régie intermunicipale, détenue par la Ville de Sherbrooke et par la MRC du Haut-Saint-François, espère détourner de l'enfouissement quelque 80 % des 100 000 tonnes de déchets qu'elle y recevra chaque année.

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