Une mince récolte de sirop en vue

Le printemps tardif n'a pas rendu les choses faciles pour les producteurs de... (Archives La Tribune)

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<p>Christine Bureau</p>

(Dudswell) Le printemps tardif n'a pas rendu les choses faciles pour les producteurs de sirop d'érable de la région. Certains acériculteurs parmi les plus expérimentés ont même dû bouillir pour la première fois au mois d'avril. Du jamais vu.

« On a à peu près le tiers de notre saison habituelle de fait et on est à presque à la fin de la saison », explique Réal Rodrigue. En 35 ans de métier, l'acériculteur de Dudswell n'a jamais connu une saison aussi tardive. Maintenant que le froid est parti pour de bon, il fait trop chaud en journée et durant la nuit, rien ne gèle. « On a commencé à bouillir le 5 avril. L'an passé, j'avais commencé le 29 mars et c'était un record. On a battu ce record-là », note-t-il.

Propriétaire d'une érablière de 2000 entailles, la famille Rodrigue vit surtout des repas de cabane à sucre qu'elle prépare. Mais cette année, elle n'a pas produit assez de sirop d'érable pour suffire à la demande. « On fait du sucre d'érable, de la tire, des bonbons, du caramel. Habituellement, quand les gens appellent pour venir manger, ils en profitent pour réserver les produits qu'ils voudront ramener. Cette année, on n'a presque pas transformé de sirop. Il a fallu leur dire qu'on gardait notre sirop en priorité pour le servir », relate-t-il. L'Érablière du lac d'Argent, dont il est propriétaire, est néanmoins en forte demande cette année, comme à tous les printemps.

C'est le cas aussi de l'érablière Au bec sucré, située à Valcourt. Même si l'eau d'érable a peu coulé, le téléphone n'a pas dérougi. « Les gens sont quand même fidèles au rendez-vous », assure Madeleine Roberge.

Elle et son mari, Roger Désautels, sont propriétaires de leur érablière de 2000 entailles depuis 1976. Ils n'ont jamais vu une saison aussi tardive. Ils ont fait bouillir eux aussi pour la première fois au début du mois d'avril. « Point de vue production, si ça s'arrête là, ce sera une petite récole. En mars il a fait trop froid et là, il fait trop chaud », explique-t-elle.

Le conseiller municipal et résident de Saint-Denis-de-Brompton, Pierre Rhéaume, a un tout autre son de cloche. Son fils a une érablière en Montérégie, à Saint-Joachim-de-Shefford, et la saison a été merveilleuse, assure-t-il. « On a un système à deux barils maximum par jour et on en faisait trois », s'étonne-t-il. Il a fait ses premiers barils en mars. « Notre récolte est extraordinaire. On a dépassé nos quotas », a-t-il lancé, avant d'ajouter que sa saison s'était finalement terminée mardi.

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