Marc-André Skelling bientôt à sa quatrième année de lutte contre le cancer

Marc-André Skelling... (Photo courtoisie Univa Studio)

Agrandir

Marc-André Skelling

Photo courtoisie Univa Studio

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) « On ne se le cachera pas. Marc-André vit avec la mort dans sa tête chaque jour. Chaque seconde même. C'est pas facile. Mais il garde espoir. »

En mai, Marc-André Skelling entamera sa quatrième année de combat contre le cancer. Atteint de la maladie de Hodgkin, le jeune homme de 24 ans se bat à coup de traitements médicaux et d'espoir. L'espoir qu'enfin un donneur de moelle osseuse compatible se manifeste puisqu'une greffe est sa seule chance de guérison.

Pour avoir les dernières nouvelles de Marc-André, La Tribune a parlé avec sa mère, Muguette Veilleux-Skelling.

« Ça va faire un an qu'on cherche un donneur. C'est décourageant et c'est d'une tristesse! Je ne peux pas croire qu'il n'y a pas quelqu'un dans le monde qui peut sauver Marc-André », s'impatiente la mère du jeune homme d'East Angus.

Depuis son diagnostic initial, Marc-André a suivi plusieurs traitements de chimiothérapie et radiothérapie. Des traitements qui ont laissé Marc-André fatigué et amaigri. Cette semaine, il a terminé 15 jours intensifs de radiothérapie.

« On attend maintenant un rendez-vous avec son médecin qui lui refera passer un pet-scan. C'est ce test qui nous donnera l'heure juste. Nous saurons si la radio a éliminé ou endormi le cancer. Marc-André devra probablement faire aussi de la chimio prochainement », explique sa mère.

Ces nouveaux traitements ont été prescrits après que Marc-André eut appris, quelques jours avant son anniversaire en mars, que son cancer était redevenu actif et que dans ses conditions, il ne serait pas en mesure de recevoir la greffe tant attendue.

Une troisième récidive

Lors de la deuxième récidive, au printemps dernier, les médecins estimaient que ses chances de survie variaient entre 20 et 40 %. En novembre, on lui donnait un mois à vivre. Heureusement, Marc-André fait mentir les pronostics.

« Il reste débordant d'énergie. Si on lui demande comment il va, il répondra : ça va bien, soyez sages! Une phrase qui est maintenant associée à lui », raconte sa mère soulignant que son fils peut compter sur le fidèle soutien de ses deux frères, Étienne et Mathieu, sa conjointe, Bianca, et de ses deux grands amis, Jean-François et Patrick.

«Il vit avec la mort alors il a plein de questions sans réponses.»


Marc-André garde espoir, mais il a aussi ses périodes noires. « Des fois, il faut que ça sorte, c'est humain. Il vit avec la mort alors il a plein de questions sans réponses. Qu'est-ce qui arrivera avec lui? Un donneur se pointera-t-il ou non? On peut dire qu'il a un méchant caractère, mais c'est grâce à ce caractère qu'il se bat aussi fort et qu'il s'en sortira », explique sa mère qui le décrit comme un dur au coeur tendre qui se passionne pour les Harley-Davidson et Éric Lapointe.

« Cette semaine, il est positif. Plus calme que d'habitude. Il veut se battre jusqu'au bout, mais il est plus serein dans ce qu'il vit », estime Mme Veilleux-Skelling qui est épatée par la capacité d'écoute de son fils, malgré les épreuves qu'il traverse.

« Les gens l'appellent quand ils ont des peines d'amour. Et quand il va à l'hôpital, il va vers les plus jeunes qui sont malades et il est à l'écoute de leurs souffrances, malgré ce qu'il endure », souligne-t-elle.

À quoi s'accroche Marc-André? « Au rêve d'avoir un jour sa maison, pas un château, mais un chez-soi. Et au rêve de fonder une famille. »

Il rêve de donner vie. Mais d'abord, il doit en recevoir une, sous forme de cellules souches.

Sa mère ne l'oublie jamais et ne se gêne pas pour faire de la sensibilisation auprès des donneurs potentiels, soit les gens de 18-35 ans. « J'ai demandé à un médecin de 27 ans qui traitait ma mère s'il était inscrit à Héma-Québec pour donner sa moelle osseuse et il m'a dit qu'il hésitait encore. Je lui ai dit : hey, c'est peut-être toi qui peux sauver mon fils », lance Mme Veilleux-Skelling précisant que, même dans le milieu médical, il reste un travail d'information à accomplir.

Pour en en savoir plus sur l'histoire de Marc-André Skelling ou pour donner des cellules souches, visitez les sites d'Héma-Québec et savemaskelling.com.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer