Le petit Arnaud est finalement rentré chez lui

Annie St-Onge, Michel Bertand et leurs enfants Marie-Louise, Arnaud et... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Annie St-Onge, Michel Bertand et leurs enfants Marie-Louise, Arnaud et Angélique sont heureux de se retrouver enfin réunis.

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Yanick Poisson
La Tribune

(KINGSEY FALLS) Un peu plus d'un an après sa naissance, Arnaud Bertrand est finalement chez lui, accompagné des membres de sa famille. Pour les parents, il s'agit de la fin d'un cauchemar qui aura eu pour effet de mettre leur vie sur pause pendant plusieurs mois.

« Enfin, ont résumé Michel Bertrand et Annie St-Onge, visiblement soulagés. C'est le jour et la nuit, nous avons maintenant une stabilité et une vie de famille. C'est bon de se retrouver chez soi et de voir Arnaud interagir avec ses soeurs ».

Les parents d'Arnaud sont allés le cueillir à Montréal le 16 mars comme ils le faisaient souvent. Sauf que cette fois, ils savaient pertinemment qu'il n'était pas question de le ramener quelques jours plus tard. Ils ne cachent pas qu'il y a bien eu une période d'adaptation au cours des premières semaines, mais tout est maintenant pour le mieux.

« La première semaine, Michel a recommencé à travailler et j'avais toujours les yeux sur Arnaud, j'étais improductive, je le surveillais pour ne pas qu'il enlève sa canule. En auto, je ne suis pas encore sortie du village, je le regarde toujours du coin de l'oeil pour être sûr que tout va bien. On apprivoise ça tranquillement », raconte Mme St-Onge.

Même si Arnaud requiert beaucoup d'attention, ses soeurs, Angélique et Marie-Louise, ne sont pas en proie à la jalousie. Il faut dire qu'elles n'ont eu droit qu'à des parents à temps partiel au cours des derniers mois et que le seul fait de pouvoir compter sur leur présence est rassurant. Elles comprennent tant bien que mal la problématique de leur frère et contribuent à lui rendre la vie plus facile.

« Angélique a une bonne influence sur Arnaud pour ce qui est de l'alimentation. Il ne mange pas encore, mais il tend à l'imiter. Il met les aliments dans sa bouche », explique M. Bertrand, précisant que son fils avait une mauvaise expérience de tout ce qui se présente dans sa bouche, puisqu'il a été intubé.

Des progrès

Alité et sous sédation, le petit Arnaud n'a pas eu un développement aussi soutenu que les autres enfants de son âge pendant son séjour à l'hôpital. Il tend toutefois à rattraper le temps perdu depuis qu'il est près des siens. À 14 mois, il se déplace maintenant à vive allure à quatre pattes et on s'attend à ce qu'il se mette à marcher assez rapidement.

Pour ce qui est de l'élocution, le bambin fait de plus en plus de sons, ce qui laisse présager le meilleur pour son rétablissement. Puisqu'on ne connaît pas la cause de sa paralysie, il est difficile de prévoir si et quand son état de santé s'améliorera.

« Nous avons un suivi avec l'ORL cet été. La dernière fois qu'on l'a vu, il nous a dit que ses cordes vocales ne bougeaient pas du tout. On peut toutefois entendre de la modulation dans les sons qu'il fait et ils sont de plus en plus fréquents », indique Michel Bertrand.

Les parents feront preuve de patience avec leur fils, mais pourraient être tentés de demander une intervention chirurgicale qui améliorera sa qualité de vie. En intervenant pour ouvrir les cordes vocales, ils lui permettraient de parler de façon presque normale. On espère toutefois que la science évolue et trouve une autre solution.

Atteint d'une paralysie des cordes vocales à la naissance, le bambin a dû être opéré d'urgence pour une trachéotomie. Même si son état s'est stabilisé, il a été gardé sous surveillance de longs mois à l'Hôpital de Montréal pour enfant, forçant les parents à multiplier les allers-retours dans la métropole.

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