La municipalité de St-Denis rassure ses citoyens

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Le consultant en urbanisme engagé par la municipalité, Marc-Antoine Côté, a présenté aux résidants réunis devant le conseil les changements aux règlements municipaux nécessaires pour que Christian Couture puisse déposer son projet de chalets de location et d'auberge.

La Tribune, Christine Bureau

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<p>Christine Bureau</p>

(SAINT-DENIS-DE-BROMPTON) La municipalité de Saint-Denis-de-Brompton a présenté mardi soir devant une cinquantaine de résidants les modifications qu'il lui faudrait apporter à son règlement pour accueillir le projet d'auberge et de chalets de location du propriétaire de la Brasserie Lac-Brompton, Christian Couture. Si certaines inquiétudes ont été soulevées, la municipalité a tenu pour sa part à rassurer la population.

«Je suis un peu surprise de voir qu'on veut faire un projet touristique. Il faut regarder davantage ce que ça va amener au lac comme activités», a plaidé d'emblée une citoyenne. Selon elle, le plan d'urbanisme prévoyait il y a quelques années de faire de Saint-Denis-de-Brompton un endroit de «villégiature». «On s'était dit que les services devaient d'abord satisfaire les besoins des résidants. Là, ce que je vois, c'est qu'on voudrait changer les orientations du plan d'urbanisme», a-t-elle souligné.

Pour le conseiller municipal Richard Brulotte, il n'est pas question de renverser la vapeur et de devenir une destination touristique au même titre qu'Orford, par exemple. «C'est un projet intégré», a-t-il rappelé. Ainsi, en changeant son règlement pour accueillir de l'hébergement commercial sur un terrain jusqu'à maintenant zoné résidentiel, la Ville dit se garder un plus grand droit de regard sur la façon dont sera utilisé le terrain de 40 acres visé par le projet. Le règlement mentionnera également qu'un seul projet de ce type peut être déposé auprès de la municipalité pour l'ensemble de la zone concernée, qui ratisse beaucoup plus large.

«L'impact environnemental sera moins grand et [le projet de développement] sera davantage géré par le conseil», a fait valoir M. Brulotte, en comparaison avec un développement résidentiel. «Il n'y aura pas plus d'occupation que si c'était dans le résidentiel, a insisté le consultant en urbanisme, Marc-Antoine Côté. La Ville a décidé il y a quelques années qu'un terrain devait être de 6000 m2 par bâtiment. Il y aura respect des normes de superficie par habitation.»

Il n'est pas encore décidé combien de chalets seront construits ni combien de chambres comptera l'auberge. La séance d'hier soir impliquait seulement la présentation du règlement municipal, qui sera adopté lundi prochain. Les citoyens concernés pourront ensuite enregistrer leurs objections à la Ville s'ils le désirent.

D'autres inquiétudes ont d'ailleurs été soulevées mardi, notamment concernant le réseau d'égouts. Plusieurs citoyens s'étaient fait dire il y a quelques années que le réseau d'égout fonctionnait déjà au maximum de sa capacité. «Oui, c'est vrai, mais ce n'est plus le cas grâce à la technologie. Des rideaux ont été mis, il y a de nouvelles techniques. [...] Ce sont les réponses qu'on a qui sont rapportées et vérifiées par nos ingénieurs», a répondu le maire, Jean-Luc Beauchemin.

La question des chemins d'accès au projet a également été soulevée. Des citoyens situés sur le chemin du barrage et de la Côte de l'artiste craignent une augmentation du trafic devant chez eux, notamment de la part des motocyclistes. «Ce sera à regarder. C'est pour ça qu'on vous a fait venir ce soir», a répliqué M. Brulotte.

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