Bataille du sirop d'érable: l'Érablière Gaudreau obtient l'autorisation du tribunal

Nathalie Bombardier et l'avocat de l'Érablière Daniel Gaudreau,... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Nathalie Bombardier et l'avocat de l'Érablière Daniel Gaudreau, Me Marc Vaillancourt.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Sous le coup d'une saisie de leur production 2015 à venir, les propriétaires de l'Érablière Daniel Gaudreau de Scotstown ont obtenu l'autorisation du tribunal après entente avec la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ).

La copropriétaire de l'entreprise acéricole Nathalie Bombardier de Scotstown était au palais de justice de Sherbrooke mardi pour obtenir cette autorisation de pouvoir produire le quota d'environ 1500 gallons.

Ils pourront vendre leur production selon les règles établies par la FPAQ, soit la possibilité de passer par un intermédiaire pour écouler leur quota et ensuite vendre directement au consommateur pour le surplus, en prouvant toutefois chaque vente.

Le quota de l'Érablière Daniel Gadreau correspond présentement à la production d'environ 8000 à 9000 entailles sur un total de 28 000 entailles.

«Nous étions devant le tribunal pour une requête pour annuler la saisie faite à l'érablière de Daniel Gaudreau et Nathalie Bombardier. L'entente prévoit que leur sirop sera libéré soit l'équivalent de leur contingent (quotas). Quatre barils à la fois seront libérés par la suite pour vendre aux petits consommateurs. Sur la preuve qu'ils ont été vendus, les autres barils pourront être libérés à coup de quatre barils. Ce producteur peut donc produire officiellement à partir d'aujourd'hui», explique l'avocat de l'Érablière Daniel Gaudreau, Me Marc Vaillancourt.

Le 26 mars dernier, quatre producteurs de sirop d'érable ont reçu la visite d'un huissier et d'un agent de sécurité chargés de surveiller et saisir l'ensemble de leur récolte printanière. L'Érablière Daniel Gaudreau se trouvait parmi eux et un gardien de sécurité la surveillerait entre 14 h et 22 h tous les jours.

L'an dernier, la production de l'Érablière Daniel Gaudreau avait été saisie.

«Cette entente va permettre à ces producteurs de pouvoir, vivre, manger, nourrir leurs enfants, avoir un revenu qui entre. Pour le reste du débat, nous allons-y aller pas à pas. Pour le moment, elle peut vendre toute sa production, mais ce qui est vendu hors contingent doit être vendu directement au consommateur», explique Me Vaillancourt.

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