Voyage en vélo : un retour à la maison qui fait du bien

La famille Simard vient tout juste de revenir... (IMACOM, Maxime Picard)

Agrandir

La famille Simard vient tout juste de revenir d'un long périple à vélo. Les poches remplies de souvenirs et de belles expériences, elle doit maintenant décider de la suite des choses, elle qui avait tout vendu avant de quitter la province les mains sur le guidon.

IMACOM, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Christine Bureau</p>

(Dudswell) Difficile, le retour à la réalité? Guillaume Savard et Isabelle Bibeau n'ont pas la réponse à cette question. «Quand on était en voyage, c'était ça notre réalité», rappellent-ils.

Le couple a passé presque dix mois à pédaler en famille. Ils sont partis du Québec jusqu'au Mexique avec leurs trois enfants, Béatrice, Norah et Laurent, en traversant l'Ontario et les États-Unis.

Chaque jour, leur réalité consistait d'abord à combler les besoins de base. Où dormir ce soir? Où va-t-on s'acheter à manger? Est-ce qu'on a assez d'eau? Combien de kilomètres ferons-nous aujourd'hui? Loin d'être déconnectés de la réalité, ils étaient plutôt hyper connectés. «Il y a toujours les besoins de base à combler. Juste ces besoins-là à remplir et tu as plus ou moins le temps de penser à autre chose», confirme Isabelle.

Au départ, la famille avait prévu partir pédaler durant trois ans, mais laissait la porte ouverte. Elle allait décider de la date du retour le moment venu. Et ce moment est survenu après un peu plus de huit mois sur la route. Guillaume avait mal au genou, la fatigue s'était accumulée et les périodes de grande chaleur s'annonçaient.

Après avoir pris la décision d'arrêter, ils ont profité des deux dernières semaines du voyage en restant plus longtemps au même endroit et en se déplaçant en autobus. «On arrive aujourd'hui en période de transition. Là, on va décider pour la suite», fait valoir le couple, installé pour l'instant chez le père d'Isabelle.

Reste que le retour a été rapide. «Ça nous a pris neuf mois et demi en vélo pour se rendre jusqu'au bout de Baja, Californie, et en l'espace de 24 heures, on est revenus. On se sent plutôt catapultés», explique Isabelle.

Deux choses s'annoncent néanmoins certaines. Guillaume s'est trouvé un emploi dans une boutique de vélo à Sherbrooke et les enfants continueront l'école à la maison auprès d'Isabelle, comme ils l'ont toujours fait. Le reste impose de la réflexion.

«On va se réinstaller, oui. Mais on ne veut pas se réinstaller de la même façon qu'on l'était», affirme Isabelle. «Nos façons de consommer vont changer», précise Guillaume. Sur la route, une plus grande conscience écologique s'est développée au sein de la petite famille. «Ça avait déjà commencé, mais je pense qu'on va aller plus loin. Quand tu transportes ton sac de déchet, tu es encore plus conscient des déchets que tu as produits», précise Isabelle.

Le couple est aussi revenu avec une autre conviction, celui de continuer à voyager. «Ce qu'on aimerait, ce qu'on sent, c'est de continuer à voyager, mais probablement sur de plus courtes périodes, peut-être des deux, trois quatre mois. Partir, mais sans avoir à tout vendre. On l'a expérimenté, on n'a aucun regret, mais là on veut vivre autre chose», affirme Isabelle.

Et le conseil qu'ils ont à donner? Laisser ses peurs de côté, tout simplement. Et ne pas laisser les autres projeter les leurs sur nous, rappelle Guillaume. Pour revivre les aventures de la famille Simard : 10piedssurterre.org

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer