Orford Express: la mairesse de Magog est «très surprise et déçue»

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(MAGOG) «Je suis très surprise et déçue de la tournure des événements. J'ai l'impression d'avoir été menée en bateau et de ne pas avoir été traitée en réelle partenaire.»

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Vicki May Hamm

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La mairesse de Magog, Vicki May Hamm, n'a pas caché son mécontentement, mardi matin, après avoir appris que le propriétaire de l'Orford Express, André L'Espérance, envisageait de faire don de son train à la Ville de Sherbrooke.

Aux yeux de Mme Hamm, il aurait été normal que la Ville de Magog soit informée plus rapidement que M. L'Espérance songeait à donner son train à la Ville de Sherbrooke.

«Le plus décevant, dans toute cette affaire, c'est qu'on ne nous a pas tenus au courant. Il aurait fallu qu'on me le dise. Nous, on a tassé d'autres projets pour prioriser le dossier de la voie d'évitement», lance-t-elle.

Rappelons ici que les dirigeants de l'Orford Express souhaitaient jusqu'à récemment construire une voie d'évitement à Magog afin que le train puisse demeurer dans cette ville la nuit plutôt que de retourner à Sherbrooke à tous les soirs en saison estivale. Ce projet devait permettre l'ajout de plusieurs départs depuis Magog toutes les semaines.

Vicki May Hamm confie avoir appris le virage à 180 degrés du promoteur lundi. «Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, m'a appelé pour me faire part de la situation», note-t-elle.D'après la porte-parole de l'Orford Express, Annie Brunelle, Magog avait cependant déjà été avisée que des discussions avec Sherbrooke avaient cours.

«Une personne à la Ville de Magog était au courant», déclare-t-elle.Le directeur général de la Ville de Magog, Armand Comeau, avait pour mandat de piloter le dossier de la voie d'évitement pour la municipalité. Il dit avoir été «étonné» par les informations dévoilées par La Tribune mardi matin.

«Je veux mieux comprendre la situation avant de porter un jugement sur ce qui s'est passé, affirme M. Comeau. Mais, pour moi, le projet d'ajout de départs à Magog avec une voie d'évitement dans notre municipalité a toujours été le plan A de notre partenaire. Si j'avais su que Sherbrooke était devenu le plan A, j'aurais avisé le conseil municipal.»

Dans la foulée, il révèle qu'un possible don à Magog a été proposé dans le cadre de «discussions exploratoires» avec des représentants de l'Orford express. Il semble toutefois que cette éventualité n'aurait pu se concrétiser, compte tenu des moyens limités de la Ville de Magog comparativement à ceux de Sherbrooke.

Quoi qu'il en soit, Armand Comeau estime qu'il serait pertinent d'organiser à court terme une rencontre à laquelle participeraient sa municipalité, la Ville de Sherbrooke et un représentant de l'Orford Express. «Je pense que ce serait bien de travailler en toute collégialité avec une approche régionale. On pourrait en arriver à un agenda commun dans ce dossier», soutient M. Comeau.

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