Mets préparés à faible prix pour les plus démunis

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Les intervenantes d'Accès-travail à l'origine du Marché des kiwis : Sheron Vézina et Marie-Eve Hamel.

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Yanick Poisson
La Tribune

(WARWICK) Depuis quelques semaines déjà, les individus à faible revenu de la région de Warwick ont accès à des mets préparés à faible prix au nouveau Marché des kiwis, aménagé dans l'arrière-boutique du Centre d'entraide Contact de la rue Saint-Joseph.

Ce projet est une initiative de participants au programme d'Accès travail appelés à suggérer des idées de causes dans lesquelles ils pourraient s'investir et qui auraient pour effet d'améliorer la qualité de vie de la communauté.

«Plusieurs nous ont indiqué qu'ils avaient eux-mêmes de la difficulté à se nourrir et qu'ils ne mangeaient pas souvent des mets de qualité. C'est à ce moment que nous est venue l'idée de préparer des repas et de les vendre à coûts réduits», explique Marie-Ève Hamel, intervenante chez Accès-travail.

Au cours des quelques semaines de projet, huit participants ont littéralement mis la main à la pâte afin de concevoir des mets pour les plus démunis, mais aussi pour la population en général. Si le citoyen mieux nanti paie environ le même prix que dans les épiceries pour sa nourriture, les personnes ciblées par le Centre d'entraide Contact voient la facture être scindée en deux.

Ce projet a permis aux participants de fraterniser entre eux et de développer une expérience pertinente du marché du travail qui leur permettra de retourner en situation d'emploi.

«Le projet nous a permis de créer des rapprochements. Ça nous a appris à nous exprimer tout en respectant nos collègues. Ça nous a fait découvrir notre capacité à participer au développement de notre ville. Nous avons dépassé nos limites et défini clairement ce que nous voulons comme emploi futur», raconte Francine Violette.

Une pauvreté high-tech

Selon Diane Lefort, directrice du Centre d'entraide contact, le visage de la pauvreté au Québec a changé considérablement au cours des dernières années. Il n'est plus rare de voir des gens équipés de téléphones cellulaires ou de téléviseurs derniers cris qui frappent aux portes pour obtenir de la nourriture.

«Cette idée qui a germé dans nos têtes est issue de l'incohérence de notre société de consommation. De la nourriture, ça ne se paie pas sur 12 mois sans intérêt. De la nourriture pas chère, à 19 $ par mois, il n'y en a pas. Le visage de la pauvreté a maintenant un iPhone et un écran plasma», regrette Mme Lefort.

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