Le taux de décrochage le plus bas en dix ans

Rarement l'Estrie aura produit si peu de décrocheurs scolaires.  Avec un taux... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Rarement l'Estrie aura produit si peu de décrocheurs scolaires.  Avec un taux de 19 % en 2012-2013, la région a connu son plus bas résultat en cette matière depuis dix ans.

Ce qui fait dire aux intervenants de la Table estrienne de concertation interordres en éducation (TECIÉ) et du Projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE) que les efforts fournis depuis 2005 par les partenaires membres portent des fruits.

À la lumière des dernières données du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), les élèves de l'Estrie sont de plus en plus nombreux à terminer leurs études secondaires et à obtenir leur diplôme ou leur qualification, signale un communiqué de presse diffusé mardi.

«Le premier indicateur, relié au décrochage scolaire, définit la proportion des élèves sans diplôme ou qualification qui ne sont pas inscrits dans le réseau scolaire au Québec un an après avoir quitté leur établissement. Le second, en lien avec la diplomation, présente la proportion des élèves diplômés ou qualifiés sept ans après leur première année d'admission au secondaire», déclare-t-on.

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Christian Provencher

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Le taux de 19 pour cent est le résultat le plus bas depuis qu'on récolte des statistiques sur le phénomène en Estrie. Rappelons que ce taux se situait à 30,2 % au début des travaux de la TECIÉ et du Projet PRÉE, il y a dix ans. À partir des données annuelles des sorties sans diplôme ni qualification produites par le MELS, la TECIÉ calcule un taux régional moyen sur trois ans.

«Ce mode de calcul minimise les effets de cohortes qui causent des fluctuations annuelles parfois importantes. Cette approche triennale permet de porter davantage l'attention sur la tendance du taux de décrochage que sur ces fluctuations annuelles. Le taux moyen sur trois ans des sorties sans diplôme ni qualification, sexes réunis, pour le réseau public de l'Estrie a diminué de 6,2 points entre la moyenne trois ans 2005-2008 et la moyenne trois ans 2010-2013 en passant de 26 % à 19,8 %. De plus, les garçons, comme les filles, sont de moins en moins nombreux à décrocher», note-t-on.

Le taux de diplomation et de qualification des élèves de l'Estrie après sept ans continue d'augmenter. De 65,2 % qu'il était en 2005 (cohorte 1998), ce taux est passé à 74,2 % en 2013 (cohorte 2006). L'Estrie se situe même au-dessus de la moyenne provinciale du réseau public d'enseignement dont le taux est de 71,9 % en 2013 (cohorte 2006). La TECIÉ s'est fixé comme cible d'atteindre un taux de diplomation et de qualification après sept ans de 77 % d'ici 2016», ajoute le communiqué.

Coprésident de la TECIÉ et directeur général de la Commission scolaire des Sommets, Christian Provencher estime que les nombreuses actions mises en place ont contribué à cette amélioration importante. Ainsi, les écoles secondaires ont mis sur pied des parcours d'études en concomitance dans lesquels l'élève peut suivre une formation générale en même temps qu'une formation professionnelle.

Les différentes commissions scolaires de la région ont également consolidé leurs parcours de formation axés sur l'emploi.

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