Asphalte: le Bureau de la concurrence débarque

L'Estrie était dans la mire du Bureau de la concurrence du Canada (BCC) qui a... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) L'Estrie était dans la mire du Bureau de la concurrence du Canada (BCC) qui a lancé mardi matin une série de perquisitions dans des entreprises de pavage au Québec.

Les entreprises visées sont soupçonnées de s'être réparti des contrats publics dans le marché de l'asphalte, explique Gabrielle Tassé, porte-parole du BCC.

«Nous avons fait des perquisitions en Estrie», confirme-t-elle, sans pouvoir dévoiler les noms des entreprises visées.

«Nous enquêtons sur des allégations de répartition des marchés et de fixation des prix. Nus voulons recueillir des éléments de preuve», se contente-t-elle de dire.

Des perquisitions ont eu lieu ailleurs au Québec comme en Montérégie, dans le Centre-du-Québec, en Mauricie, au Saguenay et dans la région de Québec.

Mme Tassé ne pouvait dire quel chantier aurait fait l'objet de collusion de la part des entreprises d'asphalte. On n'a pas non plus procédé à des arrestations.

«Nous allons étudier et évaluer la preuve recueillie afin de voir s'il y a possibilité de porter des accusations. Tout dépend des éléments de preuve que nous avons recueillis», dit-elle à La Tribune en fin d'avant-midi.

«Nous examinons des contrats de pavage, de terrassement, de planage à froid et de vente d'asphalte.»

Commission Charbonneau

En avril 2014, on apprenait que la région estrienne occupait une place importante à la commission Charbonneau. Lors du témoignage de l'ancien président de Sintra, Normand Bédard, il a notamment été question de contrats de pavage faits en collusion sur l'autoroute 10 et de cadeaux offerts à Michel Labrie, l'ancien directeur du ministère des Transports du Québec (MTQ) pour l'Estrie.

Il a entre autres été possible d'apprendre que l'ex-président de la firme Sintra a pris part à cette collusion pour les contrats de pavage dès son arrivée dans l'entreprise en 1986 en Estrie. Aussi, entre 1997 et 2002, 63 des 96 contrats de construction de routes et de pavage attribués par le MTQ en Estrie étaient « truqués ».

Cette collusion devenait payante pour les entreprises, puisque leur marge de profit atteignait alors les 10 à 15 %, soit le double du profit obtenu en libre concurrence.

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