L'immeuble de l'hôtel L'Eau Berge est démoli

Le centre-ville de Lac-Mégantic perd un dernier joyau avec la démolition de la... (La Tribune, Ronald Martel)

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La Tribune, Ronald Martel

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Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Le centre-ville de Lac-Mégantic perd un dernier joyau avec la démolition de la partie avant de L'Eau Berge, avant-dernier édifice à être démoli. Avec son toit métallique brun doré, la disparition de ce bâtiment crée tout un trou à l'ancienne intersection de la rue Frontenac et du boulevard Stearns, mais également tout un trou dans le coeur de plus d'un Méganticois.

Sûrement que Mario Pépin, le copropriétaire de ce lieu de rassemblement méganticois, avec son pub et son restaurant Le Renato, en aurait eu long à dire s'il avait voulu. Mais il a toujours refusé pour ne pas étaler son amertume, sans doute, en public.

Ce lieu d'hébergement, tombant sous le pic des démolisseurs, constitue le dernier bastion de l'époque où Lac-Mégantic comptait sept hôtels pour loger les voyageurs qui parcouraient la ligne principale de chemin de fer reliant Montréal et les villes frontalières américaines ou le Nouveau-Brunswick. L'hôtel s'appelait le Lakeview Inn. Il a vu le jour dans les années 1800, à l'époque où le lac Mégantic venait lécher sa façade sur le boulevard des Vétérans.

Les dernières semaines ont été très difficiles sur le chantier de la démolition du centre-ville de Lac-Mégantic, à cause du grand froid persistant et des vents intenses. On a pu remarquer la chute d'édifices importants, dans les derniers jours, comme le Frontenac - qui abritait le restaurant Le Ariko, Maestro Musique et une importante clinique médicale -, la pharmacie Jean Coutu, l'ancien Supermarché Métro et le bureau de Postes Canada.

Des rumeurs avaient circulé voulant que des pourparlers entre la Ville de Lac-Mégantic et les propriétaires de L'Eau Berge étaient en cours, pour abandonner la démolition.

Alexandre Lapointe, propriétaire de l'ancien restaurant Le Renato, qui avait pignon sur rue dans L'Eau Berge, avoue être déjà passé à autre chose.

«J'en ai rien à cirer que l'ancien local se démolisse. Il faut avancer au lieu de rester dans le passé. C'est là que j'en suis. Le deuil s'est fait il y a bien longtemps», a-t-il commencé par déclarer. Puis le ton a un peu changé.

«C'est dommage, c'était une belle bâtisse. Ça fait mal au coeur, mais ça devait se faire, cette démolition, par équité avec les autres édifices. C'est fâchant que ce soit démoli sans être contaminé... Il faut que je vive au présent, car dans le domaine de la restauration, tu es toujours ramené vers les mêmes sujets. Comme avec les touristes, durant l'été, il faut toujours leur expliquer... Pour notre santé mentale, je m'excuse, il faut aller de l'avant!»

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