Ma place en politique cesse ses activités

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(Sherbrooke) Le groupe Ma place en politique/Femmes et politique municipale de l'Estrie a annoncé vendredi qu'il cesserait ses activités et se dissoudrait, faute de financement. L'organisme constitué en 1993 n'a reçu aucune subvention en 2014-2015, ce qui l'a poussé à utiliser le surplus accumulé et à arrêter ses activités de formation, d'information et de sensibilisation à la place des femmes et des jeunes dans les lieux décisionnels.

«C'est triste et je déplore cela, parce que ça fait 22 ans qu'on est très actives et je suis sûre qu'on a un impact sur la présence des femmes en politique en Estrie. C'est dommage de toujours dépendre des subventions et de courir après l'argent», remarquait Lise Drouin-Paquette, membre fondatrice du groupe et ex-conseillère municipale de Sherbrooke.

«En même temps, ce que je disais à la réunion, c'est qu'il faut regarder le chemin parcouru et se remémorer ce qui a été fait», soulignait-elle toutefois.

Des retombées positives des activités du groupe, il y en a effectivement plusieurs dont on peut se souvenir. Il suffit par exemple de demander à la mairesse de Wotton, Katy St-Cyr. Elle a suivi des formations organisées par le groupe, notamment pour se préparer à l'élection de 2013 qui l'a fait entrer en politique. «Je blague toujours en disant que je suis un produit de Ma place et politique et du Groupe Femmes, Politique et Démocratie. Je suis le produit de ces deux organismes, parce que depuis que je suis élue, je me rends compte à quel point le réseautage et les formations m'ont bien préparée. Chaque fois que j'ai un nouveau dossier, j'ai déjà un éveil de fait.

«Ça m'a donné de la confiance surtout. J'ai pu dresser un portrait global de tout ce que ça impliquait la politique municipale, et je savais plus concrètement à quoi m'attendre», relate celle qui était devenue membre du conseil d'administration de l'organisme par la suite.

Les deux femmes espèrent maintenant qu'une autre initiative viendra pallier la disparition de Ma place en politique. «C'est toujours plus ouvert à la veille des élections, ou l'année juste avant. Comme si pendant les élections on voulait faire de la sensibilisation, mais après... Pourtant, c'est important de garder la flamme allumée. J'ose croire qu'il va y avoir quelque chose d'autre, sinon, la flamme pourrait s'éteindre. C'est toujours fragile la place des femmes en politique ou ailleurs», souligne Mme Drouin-Paquette.

En attendant, elles continueront la sensibilisation de façon individuelle. «On est en politique, c'est important d'inspirer d'autres et de les approcher. On a du travail à faire d'une autre façon», dit Mme St-Cyr.

Sa collègue approuve. «C'est important d'être un peu des mentors, de donner notre appui, d'aider les femmes qui sont là et celles qui veulent se présenter. Pas juste de leur dire qu'elles vont être bien bonnes.»

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