Agrandissement du parc du Mont-Orford: les délais s'allongent

Le dossier de l'agrandissement du parc national du Mont-Orford continue... (Imacom, Maxime Picard)

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Imacom, Maxime Picard

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(MAGOG) Le dossier de l'agrandissement du parc national du Mont-Orford continue d'avancer à pas de tortue. On s'approche néanmoins d'une annonce officielle puisque les derniers terrains ciblés par le gouvernement du Québec devraient bientôt avoir été acquis.

Le gouvernement du Québec a jusqu'à présent acquis près de 4000 hectares de terres et dépensé 16 millions $ depuis l'annonce du projet d'agrandissement, qui remonte à 2006. Le provincial prévoit encore acheter environ 1250 hectares qui appartiennent à la famille Bombardier ainsi qu'à la Station Mont-des-Trois-Lacs.

Après avoir tenté de négocier de gré à gré, le gouvernement a choisi de faire appel au processus d'expropriation pour mettre la main sur les terres appartenant à la famille Bombardier et à la Station Mont-des-Trois-Lacs.

Vérification faite, ni la famille Bombardier ni la Station Mont-des-Trois-Lacs ne seraient actuellement en attente d'une décision du Tribunal administratif du Québec, à qui on demande souvent de fixer le prix à payer dans des situations d'expropriation.

Aucune réponse

La Tribune a tenté de savoir quand le parc national du Mont-Orford sera officiellement agrandi, mais elle n'a pas obtenu de réponse précise de la part du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

Lors d'une entrevue accordée à La Tribune à la toute fin de 2013, le directeur des parcs à Québec, Serge Alain, avait suggéré que l'agrandissement pourrait survenir avant la fin de 2014, mais cela ne s'est pas avéré.

Président du comité d'harmonisation du parc du Mont-Orford, Jean-Pierre Adam reconnaît ne pas posséder beaucoup d'information quant à l'agrandissement de cette aire protégée. Mais cela ne serait pas anormal.

«Ce n'est pas le genre de sujet qu'on aborde à la table d'harmonisation, qui est principalement là pour faire le lien entre le parc et les partenaires du milieu», indique M. Adam, qui est d'abord maire d'Orford.

Celui-ci admet toutefois qu'il a hâte de savoir «quelle vocation sera donnée à la partie qui sera ajoutée au parc». Il s'attend à ce que la Société des établissements de plein air du Québec rencontre les membres de la table d'harmonisation une fois qu'un plan de développement aura été esquissé.

Délais normaux

Le député d'Orford, Pierre Reid, sait pour sa part que le projet d'agrandissement chemine. Cependant, il ignore complètement quand une annonce officielle aura lieu. «Je ne suis vraiment pas en mesure de fournir une date», admet-il.

M. Reid souligne que de «nombreux processus» doivent être enclenchés pour arriver à agrandir une aire protégée comme s'apprête à le faire son gouvernement dans ce dossier. «Il y a un aspect juridique et ça rend les choses encore plus longues. Mais il faut se dire que c'est un projet à très long terme, dont nos enfants bénéficieront aussi», déclare-t-il.

D'après lui, il est inutile de s'inquiéter des délais encourus, car le projet se concrétisera assurément. «Je n'ai pas d'inquiétude. Les choses avancent tel que prévu. C'est normal qu'on prenne le temps nécessaire pour éviter tout problème par la suite.»

Pierre Reid mentionne d'autre part qu'il espère l'annonce de nouveaux investissements qui permettraient d'améliorer les infrastructures de l'aire protégée dans un proche avenir. Une somme de 7,5 M $ servira à rajeunir une partie de ses infrastructures à court terme, mais le député estime que les besoins sont plus grands encore.

«Je suis plus impatient que ça bouge au chapitre des infrastructures. Il y a des besoins qui avaient été établis, notamment du côté du bâtiment d'accueil, et je souhaite qu'on trouve une façon de les combler», déclare-t-il.

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