Éthique et culture religieuse: l'impact pourrait se faire ressentir dans le public, selon la CLÉ

La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) se réjouit du jugement de la... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Christine Bureau</p>

(Valcourt) La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) se réjouit du jugement de la Cour suprême rendu jeudi en faveur de l'école Loyola, un collège privé montréalais. L'impact pourrait se faire ressentir jusque dans le secteur public, avance le secrétaire de la CLÉ, Patrick Andries.

«Je ne pense que ça va se réaliser tout de suite, mais si le privé montre qu'il a plus de souplesse et que plus d'élèves se tournent vers le privé, il faudra que le gouvernement réalise qu'il y a une certaine crispation de l'école publique», estime-t-il.

Dans son jugement, la Cour suprême atteste que le ministère de l'Éducation devra accorder aux établissements scolaires confessionnels privés une exemption d'enseigner son programme d'éthique et culture religieuse (ÉCR). Ce cours ne devra toutefois pas être remplacé par un programme axé sur «la doctrine et la religion», ont prévenu les juges.

«Ce que la CLÉ souhaite, c'est que les parents aient plus de liberté, c'est-à-dire que les directions d'école soient plus à l'écoute des parents, qu'elles s'adaptent. Maintenant, ce que la CLÉ va faire, c'est de continuer d'avertir ses sympathisants que s'ils veulent plus de liberté, ils peuvent aller dans une école privée», fait valoir M. Andries. Ou encore faire l'école à la maison, comme lui-même le fait avec ses enfants à Roxton Falls.

Moins de demandes d'exemption

Créée en 2008 lors du lancement du cours d'ÉCR, la CLÉ maintient que ce cours peut avoir une influence négative sur l'éducation de leurs enfants.

En août 2008, 113 demandes d'exemption pour le cours ÉCR avaient été adressées à la Commission scolaire des sommets (CSS). Environ 35 avaient fait l'objet d'une demande de révision de décision.

Cette année et l'an dernier, le CSS a reçu une seule demande, les deux étant du même parent. La première demande a été refusée et la deuxième a été retirée. Pour Patrick Andries, cette diminution du nombre de demandes ne signifie pas que les parents acceptent mieux qu'avant le cours d'ÉCR. «Les parents savaient d'office que leurs exemptions allaient être refusées, tout simplement», résume-t-il.

Pour Marthe Morin, le cas de la Drummondvilloise Suzanne Lavallée, qui a été déboutée en Cour suprême après avoir tenté de démontrer que le programme ÉCR portait atteinte à la liberté de religion, en a aussi sûrement «découragé» quelques-uns.

En 2008, Marthe Morin et son conjoint, Sylvain Lamontagne, se sont eux-mêmes vivement opposés à ce que leurs deux filles reçoivent le cours d'ÉCR. Pendant cinq ans, le couple de Valcourt est allé les chercher chaque fois qu'elle devait suivre ce cours. «Elles ont quand même eu leur diplôme en cinquième secondaire», précise Mme Morin.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer