AgriBioKem: «Nous savons que le projet sera rentable»

Chloé Boucher... (Imacom, Jessica Garneau)

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Chloé Boucher

Imacom, Jessica Garneau

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(Compton) Pour sa deuxième séance publique d'information, AgriBioKem Technologies avait convié les participants à l'école Les Arbrisseaux, le bâtiment pressenti pour accueillir la future usine de biométhanisation.

« On ne vous demande pas d'accepter un processus qui n'est pas complété, on choisit de vous informer au fur et à mesure, ce qui veut dire que nous n'avons pas encore toutes les réponses. Par contre, ce que nous savons, c'est que le projet va être rentable », a tenu à souligner Louis Grenier, administrateur d'AgriBioKem et président de Stratégies Immobilières LGP.

Maître de cérémonie de la rencontre, M.Grenier a d'abord apporté certaines précisions, notamment sur le choix du site, plus particulièrement sur le pouvoir d'attraction du bâtiment des Arbrisseaux dans une perspective de centre de recherche. Il a également spécifié que la nuisance relative au transport des intrants et extrants devrait se limiter à 15 à 20 camions par jour et que le projet a un besoin d'intrants de 90 000 tonnes par année pour un tonnage potentiel de 150 000 tonnes en Estrie.

De plus, il a annoncé la venue d'un gazoduc afin d'acheminer une partie des gaz produits à l'usine, ce gaz pouvant représenter une économie de 30 % par rapport au propane liquide utilisé par les producteurs agricoles. Le changement de zonage afin de permettre les futures activités industrielles du site, suivant l'intervention du maire de Compton, BernardVanasse, sera un changement de zonage restrictif.

Finalement, l'utilisation de terres en friche à des fins de production de matières premières est une solution européenne qui pourrait s'appliquer en Estrie et la l'usine ne génèrera aucune odeur, assure M. Grenier.

Le projet prévoit aussi une étude de dispersion visant à faire la démonstration que le projet peut être aménagé à l'intérieur du 500 mètres de distance minimale requis des résidences avoisinantes, puisque cinq résidences sont incluses dans ce périmètre, dont le verger La Pomalbonne. « Ce n'est pas nous qui allons décider, c'est le ministère va nous dire quoi faire », a précisé M. Grenier.

Une réponse qui n'a toutefois pas rassuré Chloé Boucher. « Je veux vous féliciter pour votre projet, car la biométhanisation est un procédé qui a fait ses preuves, mais je ne vois pas ce que vous allez apporter de plus à Compton et pourquoi vous tenez à installer une usine dans un petit village qui attire les gens par la beauté des paysages et son agrotourisme, ce pourquoi j'ai déménagé ici. Je trouve qu'une usine n'a pas sa place à Compton. »

Une affirmation que les promoteurs réfutent sur la base que la future usine participera à la diversification économique de la municipalité sans pour autant porter préjudice à son attractivité agrotouristique. Au terme de la rencontre, bien d'autres réponses étaient attendues et à venir.

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