Fermeture de la caserne 3 : Les citoyens du lac Lovering mécontents

Jean-Noël Leduc... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Jean-Noël Leduc

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) Les citoyens inquiets à l'idée que la caserne 3 de la Ville de Magog ferme ses portes ou carrément opposés à cette fermeture ont clairement fait entendre leur voix, si bien que le conseil municipal reconsidérera toutes les options s'offrant à lui dans ce dossier.

Des dizaines de citoyens du secteur du lac Lovering, où on retrouve la caserne 3, se sont pointés à l'assemblée du conseil municipal de Magog de lundi. Et, mardi soir, ils ont été plus de 80 à participer à la rencontre d'information organisée par la Ville concernant cette fermeture.

«Depuis qu'on a été annexés, nous du canton de Magog, on paie une grosse partie des taxes de la ville et on a zéro service en retour. En fait, les services diminuent dans notre coin même si la population et les évaluations augmentent», a lancé un citoyen mécontent lors de la rencontre d'information de mardi soir.

En faveur de la décentralisation

Une résidante, Étiennette Thériault, a pour sa part reproché à la municipalité de centraliser le service d'incendie. «Ça ne fonctionne pas la centralisation avec la sécurité incendie. Il faut plutôt décentraliser», a-t-elle lancé.

Ce soir-là, le chef du service de protection contre les incendies de Magog, Luc Paré, s'est efforcé d'expliquer les raisons motivant la décision de fermer la caserne 3.

M. Paré a souligné que le projet de fermeture de la caserne 3 respecte les «orientations ministérielles». Il aussi révélé que le bâtiment en question n'est en mesure d'accueillir qu'un «petit camion 4X4».

Contrairement à ce qui a été véhiculé, le camion se trouvant à l'intérieur du bâtiment pourrait encore être utilisé. Il serait néanmoins en fin de vie utile, compte tenu qu'il roule depuis près de 25 ans.

Pour rassurer les citoyens présents à la rencontre d'information, Luc Paré a mentionné que les pompiers arrivent habituellement dans le secteur du lac Lovering en moins de 15 minutes quand un incendie a été signalé. Il a ajouté que cinq bornes sèches ont été installées dans cette partie de la ville.

Une autre approche

Bien connu autour du lac Lovering, le citoyen Jean-Noël Leduc a quant à lui noté que la fermeture de la caserne risque d'entraîner à la hausse les primes d'assurances payées par les résidents du secteur. «C'est comme si on nous refilait une hausse de taxes municipales», a-t-il déploré.

Aux yeux de M. Leduc, la Ville devrait songer à placer des pompiers en permanence dans la caserne 3, ce qui n'a jamais été fait. «Je pense que le conseil municipal gagnerait à regarder ça d'un autre oeil. Pour 1700 familles, ça vaudrait la peine. On est la vache à lait de la Ville en plus», a-t-il déclaré.

La mairesse de Magog, Vicki May Hamm, semble avoir bien saisi le message exprimé par les citoyens. «On entend toutes les suggestions. Tout est possible maintenant par rapport à ce dossier», a-t-elle assuré.

Pour la municipalité, la fermeture de la caserne 3 permettrait des économies d'environ 70 000 $ par année. La fermeture n'est pas prévue avant la fin de l'été prochain.

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