Relance d'Aux mille et une saisons : La mairesse de Scotstown monte le ton

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<p>Christine Bureau</p>

(SCOTSTOWN) Le milieu craignait le pire après la fermeture du centre de distribution de produits naturels Aux mille et une saisons en janvier dernier et voilà qu'il se concrétise. United Natural Foods Inc (UNFI), la compagnie américaine qui s'en est portée acquéreur en 2007, s'est emmurée dans le silence. La mairesse de Scotstown Chantal Ouellet a lancé un cri du coeur et dénoncé l'attitude de cette entreprise.

« Je suis peut-être naïve, mais je ne croyais pas qu'en 2015, il existait encore des gens d'affaires aussi insensibles aux conséquences de leurs décisions et qui refusent même de collaborer pour minimiser les dégâts provoqués par leurs décisions », a-t-elle déploré. Ce que la municipalité souhaite? Une rencontre, tout simplement. Pour discuter d'une éventuelle collaboration et surtout, pour tenter de redonner vie à l'entrepôt désormais vide de la rue du Parc.

« Nous sollicitons donc la United Natural Foods Incorporated (UNFI) pour qu'elle prenne ses responsabilités jusqu'au bout et qu'elle accepte de nous rencontrer. Nous sommes même prêts à nous déplacer à Toronto ou même à la maison-mère américaine », ont déclaré par communiqué la mairesse et le directeur adjoint du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, Bernard Ricard.

Dès l'annonce de la fermeture d'Aux mille et une saisons, le CLD avait tenté de contacter UNFI afin de leur demander de collaborer. C'était en novembre. Plus de quatre mois plus tard, le CLD dit se buter à un profond mutisme de la part de UNFI. Selon Chantal Ouellet et Bernard Ricard, le potentiel de relance d'Aux mille et une saisons est pourtant réel, grâce notamment à la qualité du bâtiment et de certains de ses équipements, ainsi que grâce à des actifs « assez importants pour intéresser d'autres promoteurs, voire des fournisseurs ou des contractants de UNFI ».

Rejointe par La Tribune hier, la directrice générale d'UNFI pour le Québec Marie-Claude Héroux nie faire preuve d'indifférence. Elle rapporte avoir rencontré la mairesse en novembre dernier et que deux appels ont été faits à l'hôtel de ville de Scotstown depuis, soit le 2 et le 18 février. Un message a été laissé sur la boîte vocale de la municipalité lors de ce deuxième appel.

« Je n'ai pas eu d'appel de la mairesse, notre présidente non plus n'a pas eu d'appel de la mairesse », mentionne-t-elle. Elle avoue qu'elle n'a pas répondu aux deux ou trois courriels reçus de « personnes différentes », mais qu'un membre de l'entreprise a préféré appeler directement à la mairie.

Marie-Claude Héroux ne sait pas qui tentera à nouveau de rejoindre la municipalité ni quand il le fera.

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