Soulagement et appréhensions dans le milieu

Isabelle Lacroix et Steve McKay... (Archives La Tribune)

Agrandir

Isabelle Lacroix et Steve McKay

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) L'annonce de la démission du ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, s'est transformée en bonne nouvelle, hier, pour plusieurs intervenants du milieu de l'éducation, bien qu'ils ne veuillent pas se faire d'illusions sur la suite des choses.

« On accueille son départ avec un grand soulagement. On est content qu'il ait démissionné, il n'avait pas l'air de comprendre les enjeux en éducation (...) On n'a pas l'impression qu'il connaissait les enjeux et surtout, les solutions à apporter aux problématiques », commente le président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE), Benoit Houle.

Enseignante à Sherbrooke, Julie estime que ce départ était prévisible, mais elle ne se fait tout de même pas trop d'illusions. « Il ne faut pas se leurrer, il y a une ligne de parti. Même avec la plus grande volonté du monde, la ligne de parti est là. Je ne suis pas sûre que ça va changer tant que ça. »

Même son de cloche de la part de Steve McKay, président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS), qui a commenté la nouvelle alors qu'il participait à une manifestation dans le cadre de la semaine d'actions contre l'austérité.

« (...) C'est Philippe Couillard qui va nommer le prochain ministre. On peut penser qu'il va choisir quelqu'un qui est en ligne avec ses politiques », a-t-il fait remarquer, entouré d'une bonne centaine de manifestants de la Coalition estrienne opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.

« On peut penser que ça va continuer de la même manière dans le ministère de l'Éducation une fois que M. Bolduc sera remplacé. »

Benoit Houle espère pour sa part que le prochain ministre de l'Éducation aura une oreille plus attentive envers les gens du milieu.

La commissaire de la CSRS Christelle Lefèvre, qui s'exprimait toutefois en son nom personnel, n'était pas très surprise par cette annonce. « (La démission), on la voyait venir depuis un certain temps. Un ministre qui fait autant de bourdes, démontre aussi peu de capacités à communiquer, aussi peu de connaissances de son ministère et de la réalité du monde de l'éducation, qui se fait désavouer aussi souvent par son premier ministre, ce n'est pas souhaitable ni viable. ... ) On ne sait pas encore qui on aura, qui prendra le relais. C'est seulement là qu'on pourra dire si c'était une bonne chose ou non. J'espère que le choix sera plus réfléchi et que la personne retenue et qui acceptera le mandat sera qualifiée et aura une bonne connaissance des dossiers et de la réalité terrain. Le risque est aussi que les décisions ne soient reportées et que le climat d'incertitude ne perdure. On espère aussi que la consultation du milieu et l'écoute seront au rendez-vous. »

Rappelons qu'une pétition réclamant la démission d'Yves Bolduc avait été mise en ligne, à la suite de ses propos controversés sur les fouilles à nu.

- Avec Claude Plante

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer