Fluoration: l'étude fait écho à Richmond

Le Regroupement de citoyen (ne) s pour une eau saine à Richmond espère qu'une... (Archives La Tribune, René Marquis)

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<p>Christine Bureau</p>

(Richmond) Le Regroupement de citoyen (ne) s pour une eau saine à Richmond espère qu'une étude parue lundi dans le Journal of Epidemiology and Community Health fera bouger les choses au Québec. Selon cette étude britannique, la probabilité que la clientèle d'un médecin souffre d'un taux élevé d'hypothyroïdie double selon la teneur en fluorure de l'eau potable de sa région.

À Richmond, le long débat sur la fluoration de l'eau s'est conclu en octobre dernier par la tenue d'une consultation publique. Environ 75 % ont alors voté pour cesser de fluorer leur eau potable, malgré la pénalité financière qu'engendrait le retrait du programme national de fluoration pour la municipalité.

« Pour nous, ce n'est rien de nouveau. J'ai parlé à Gilles Parent [naturopathe et coauteur du livre La fluoration : autopsie d'une erreur scientifique], qui milite depuis des années contre la fluoration de l'eau. Ça fait 20 ans que ces gens-là disent qu'il y a un lien évident entre l'hypothyroïdie et le fluor », souligne d'emblée le denturologiste et membre du Regroupement de citoyens, Richard Arsenault.

Il espère que cette étude secouera certains dirigeants au Québec. « Ce qui peut être nouveau pour nous, c'est qu'il y a de chances qu'un ministre comme Yves Bolduc, qui nous avait ri au nez quand on lui avait présenté une étude chinoise sur les dangers de la fluoration de l'eau [...] prenne au sérieux cette étude parce qu'elle est britannique », explique-t-il.

Il ne s'explique d'ailleurs pas pourquoi la Direction de santé publique (DSP), incluant ses directions régionales, défend la fluoration de l'eau potable. « On persiste à dire qu'il y a un consensus scientifique alors que c'est complètement faux. Je dirais plutôt qu'il y a un consensus politique », dénonce-t-il.

Selon M. Arsenault, les dentistes sont également moins nombreux à utiliser les traitements au fluorure pour protéger les enfants contre la carie dentaire. « Le taux de fluorose était rendu entre 40 à 50 % là où l'eau était fluorée », précise-t-il.

À la Direction de santé publique (DSP) de l'Estrie, on refuse pour l'instant de commenter cette récente étude. « On est en train d'en prendre connaissance », précise son porte-parole Ian Quirion, qui ignore toutefois qui de l'Institut national de santé publique du Québec ou des DSP régionales seront amenées à commenter.

Même si la fluoration de l'eau à Richmond prendra fin le 26 mars, Richard Arsenault affirme que son combat n'est pas encore terminé, puisqu'il a des petits-enfants qui vivent en Ontario. Dans cette province, 76 % de l'eau potable est fluorée, contre 3 % au Québec.

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