Deux membres du Comité de vigilance ferroviaire claquent la porte

Des dissensions au sein du Comité de vigilance citoyenne pour la sécurité... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Archives La Tribune, René Marquis

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Des dissensions au sein du Comité de vigilance citoyenne pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic a eu pour effet de causer, mardi matin, la démission du porte-parole, André Lachapelle, et du responsable des finances du comité et coordonnateur de la surveillance sur le terrain, Richard Poirier. Ce dernier avait émis le souhait de former ce comité à la suite de la tragédie du 6 juillet 2013.

«À la base de ma décision et de celle de Richard Poirier, c'est le manque de confiance de certains membres du comité à notre égard. Nous l'avons senti à la suite de la négligence grave de la compagnie CMQ (NDLR: Central Maine & Quebec Railway), au passage à niveaux du nord de la ville, où, il y a quelques jours, les feux clignotaient sans raison de 11h30 à 16h30. Nous avons tourné une vidéo qui montrait les autobus scolaires qui passaient sans s'arrêter, alors que les conducteurs ont l'obligation de le faire. Nous l'avions dit que nous allions recueillir des preuves sur le terrain et que nous allions informer la population. La vidéo s'est retrouvée sur Youtube et certains membres du comité nous l'ont reproché», a raconté André Lachapelle en entrevue téléphonique.

«On m'a comparé à Jonathan Santerre du Carré bleu. Ce n'était pas la première fois que deux membres du comité, dont un est conseiller municipal, émettaient des commentaires acerbes à mon égard. Je laisse la place à la personne qui met en doute nos méthodes d'intervention. Ces gens-là veulent plutôt des réunions avant qu'on fasse quoi que ce soit et que les décisions soient prises dans trois mois. Richard Poirier et moi ne sommes pas d'accord avec la censure. Nous allons continuer, en formant un comité parallèle, à faire des dénonciations.»

«Pourtant, ce que nous avons fait correspond à ce que nous avions comme plan, ce que nous avons toujours dit que nous ferions. Les conseillers municipaux sur le comité sont là pour nous freiner, nous disant constamment de faire attention pour ne pas provoquer des poursuites. C'est sûrement difficile pour eux de départager leur rôle de membres du comité et de conseillers municipaux... Nous allons informer la population à mesure que les choses se passent, en interpellant les gens concernés, en donnant un bulletin de notes à CMQ, qu'il soit bon ou mauvais», a confié M. Lachapelle.

Pour sa part, Mario Lefebvre, l'animateur du comité de vigilance qui a été créé à la fin de 2014 et qui a fait sa première sortie publique la semaine dernière, ne comprend pas ce qui se passe et ce qui a fait imploser le comité. «J'en perds mon latin... D'après moi, il n'y a pas de dissension entre les neuf personnes qui forment le comité. Nous allons voir après la réunion. Il y aura évaluation collective et prise d'action collective.»

L'agente de communication de la Ville de Lac-Mégantic, Karine Dubé, a indiqué que la Ville ne réagira pas aux deux démissions.

«Ce comité est autonome. Nous allons attendre après sa prochaine réunion avant de réagir. Chaque membre de ce comité a droit à son opinion. La Ville n'est pas supposée y intervenir, c'est un comité citoyen. Si M. Lachapelle n'est pas à l'aise avec les orientations de son comité, ça lui appartient.»

«Nous allons continuer, en formant un comité parallèle, à faire des dénonciations.»

- André Lachapelle

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