Le syndicat des Arbrisseaux entend se dissoudre

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(SHERBROOKE) N'ayant plus aucun recours pour récupérer les sommes dues aux employés des Arbrisseaux, le Syndicat des salariés de l'école primaire des Arbrisseaux entend se dissoudre.

L'école primaire privée de Compton devait plus de 420 000 $ en salaires et en avantages sociaux impayés aux membres du personnel, qui ne verront pas la couleur de leur argent.

La vingtaine d'ex-employés devront se partager quelques milliers de dollars qui se trouvaient dans le compte du syndicat, ce qui pourrait représenter quelques centaines de dollars par personne, évalue Caroline Quesnel, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Un premier versement avait déjà été fait, selon elle

La rencontre qui devait mener à la dissolution du syndicat était prévue mardi soir, mais elle a finalement été reportée à une date ultérieure.

Différentes pistes ont été explorées, rappelle Mme Quesnel. L'instance syndicale espérait d'abord toucher une somme avec la vente de l'édifice, ce qui n'a pas été le cas. Même la banque, principale créancière dans le dossier, n'a pas été totalement remboursée. La CSN s'est également tournée vers un programme fédéral de protection des salariés, mais elle n'a pu s'en prévaloir parce que la fermeture des Arbrisseaux a précédé d'un an la faillite.

«Malheureusement, au bout de ces démarches-là, il n'y a aucun dédommagement possible. C'est une situation frustrante et une conclusion triste en même temps... », note Mme Quesnel.

« Il n'y a pas de raison de garder le syndicat en vie. Tout le monde va pouvoir tourner la page. »

L'école primaire des Arbrisseaux a fermé ses portes en août 2012, quelques jours seulement avant la rentrée scolaire. Une vingtaine d'employés avaient alors perdu leur emploi. Le conseil d'administration avait décidé de fermer l'établissement en raison de difficultés financières et du faible nombre d'inscriptions. Il s'agissait alors de la seule école primaire privée comptant une résidence pour les élèves du primaire. L'édifice n'a été vendu qu'en 2014. L'ancienne école doit être transformée en usine de biogaz par l'entreprise AgriBiokem.

Le projet est estimé à 34 M $. Il soulève des inquiétudes parmi la population.

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