Compteurs à radiofréquences: déception chez Magog refuse

Jean-Claude Morin... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Jean-Claude Morin

Archives La Tribune, Maxime Picard

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(MAGOG) La décision de la Ville de Magog de laisser le champ libre à Hydro-Québec suscite de la déception chez les membres du groupe Magog refuse. Ces derniers ont néanmoins l'intention de continuer à intervenir sur la place publique afin de faire valoir leur point de vue concernant les compteurs électriques à radiofréquences de la société d'État.

« Je suis déçu de la décision de la Ville de Magog, admet l'électricien Jean-Claude Morin, un des deux porte-parole de Magog refuse. J'aurais pensé qu'elle serait plus attachée au principe de précaution. Mais je ne peux pas en vouloir aux élus parce qu'ils ont au moins essayé. »

La municipalité possède elle-même un réseau de distribution d'électricité. Elle aurait pu choisir de faire appel à des compteurs à radiofréquences pour connaître la consommation de ses clients, mais elle s'en est abstenue. Voilà pourquoi ses élus ont mal digéré qu'Hydro-Québec veuille installer ce type d'appareil sur une partie de son territoire et ont songé à lui barrer la route.

« On se doutait bien que ce ne serait pas facile, reconnaît Jean-Claude Morin. Ce n'est pas évident de s'opposer à Hydro-Québec. Notre objectif, c'était que Magog montre l'exemple et que d'autres municipalités suivent. »

Au cours des derniers jours, la Ville a reçu une opinion juridique concernant son projet d'adopter un règlement pour empêcher la société d'État de fournir des compteurs dits « intelligents » à sa clientèle à Magog. Les faibles chances de succès d'une telle démarche l'ont convaincue de ne pas aller de l'avant.

Pas abattus

S'ils ont perdu une bataille, les membres de Magog refuse n'auraient pas été mis en échec de façon définitive. « Il ne faut pas se laisser abattre. On ne va pas enterrer nos convictions par rapport cette question. »

M. Morin indique d'ailleurs que son groupe continuera à informer la population. D'après Magog refuse et plusieurs groupes semblables, les compteurs à radiofréquences représentent un danger pour la santé.

« Il y a des pays où les normes d'émission de radiofréquences sont plus basses qu'ici. En Ontario, des écoles ont aussi décidé de sortir les Wi-Fi de leurs murs. Et ça, c'est sans compter les compagnies d'assurances qui commencent à se blinder contre d'éventuelles réclamations. C'est le temps qu'on réalise des choses dans la région », soutient Jean-Claude Morin.

Rétrospectivement, l'électricien estime que Magog refuse a fait du bon travail depuis sa création. « On a éveillé bien des gens au Québec face à une problématique qu'ils ignoraient », affirme-t-il.

M. Morin se montre également satisfait par le « haut taux de refus » des nouveaux compteurs d'Hydro-Québec dans les portions du territoire magogois desservis par la société d'État.

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