Résidence privée: les aînés souvent sans voix

Lise Picard déplore la qualité des soins et services que sa mère a reçus dans... (Archives Le Droit)

Agrandir

Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Sherbrooke) Lise Picard déplore la qualité des soins et services que sa mère a reçus dans la résidence privée pour aînés où la dame de 91 ans a logé au cours des dernières années. Difficile en effet de se plaindre quand on est âgé et seul, affirme Lise Picard.

La dame se pose beaucoup de questions. « Qu'est-ce qu'on fait pour nos aînés? Qui s'assure qu'ils sont bien traités? Quand je vois les services que ma mère a reçus, je me dis qu'il faut absolument qu'on fasse bouger les choses en les dénonçant publiquement! »

La femme souhaite donc dénoncer « toutes ces petites affaires », tous ces « moins bons services » qui ont gâché la vie de sa mère pendant ses années dans cette résidence privée parce qu'elle est « convaincue que d'autres personnes, dans cette résidence et d'autres résidences, sont aux prises avec des problèmes semblables et qu'il faut faire bouger les choses ».

« Ma mère a toujours eu des problèmes de champignons aux ongles d'orteils. Dans sa résidence, elle devait recevoir des soins aux pieds tous les jours pour gérer le problème. Mais quand ma mère a été hospitalisée en janvier, on m'a dit que c'était clair qu'elle n'avait pas reçu les soins régulièrement. Sa cellulite (une infection de la peau) était si importante qu'elle avait atteint l'os. On a dû amputer l'orteil de ma mère », déplore Lise Picard.

« Ma mère, qui souffre de démence Alzheimer, aime beaucoup marcher. Elle ne reste pas assise longtemps. Aux repas, elle mange un peu, se lève, revient... On m'a dit à la résidence qu'on lui redonnait son repas plus tard et qu'on lui donnait des collations, mais j'en doute! Ma mère a énormément maigri pendant son séjour dans cette résidence », relate sa fille avant de citer de nombreux autres irritants.

«Depuis quelque temps, on mange de la baloney une ou deux fois par semaine.»


Le locataire d'une autre résidence privée de Sherbrooke a également contacté La Tribune pour dénoncer la qualité des repas servis dans sa résidence où il débourse plus de 1600 $ par mois. En légère perte d'autonomie, cette personne ne souhaite pas être identifiée pour éviter que ses soins ne se détériorent.

« Depuis quelque temps, on mange de la baloney une ou deux fois par semaine. Et aussi, on n'a plus le droit d'avoir du jus aux repas. On a droit au café, mais je n'aime pas ça. Quand j'ai demandé pourquoi je ne pouvais plus avoir de jus avec mon repas, on m'a dit "ça coûte trop cher, on veut couper et personne ne s'est plaint, alors on continue comme ça.» Mais c'est difficile pour nous de se plaindre! Alors personne n'a rien dit officiellement, et on est plusieurs à nous priver du jus », déplore ce résident.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer