AgriBioKem: les citoyens de Compton émettent leurs doutes

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Monique Clément, recycologue

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(Compton) « À Saint-Hyacinthe, l'objectif du Centre de valorisation des matières organiques est le traitement des boues de l'usine d'épuration des eaux usées. Que venez-vous solutionner ici? » Voilà une question posée par une des citoyennes présentes à la rencontre d'information de la firme AgriBioKem à Compton, Monique Clément, recycologue.

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Denis Loubier

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« Au départ, la mission que nous nous étions donnée était de faire quelque chose pour l'environnement, affirme Denis Loubier, président du conseil d'administration d'AgriBioKem. D'aller plus loin et de créer de quelque chose de vraiment sensas au niveau de la production de gaz. »

Une intention de départ fort louable, mais qui n'a pas semblé émouvoir Michel Gaudreau, propriétaire de Moissons dorées.

« Pour ma part je ne vous donne pas carte blanche, sauf que ce que j'entends ce soir, c'est rassurant, a déclaré M. Gaudreau. Vous êtes des gens d'affaires et l'argent est un outil pour créer. Pour ma part, j'achète pour 2000 $ de propane par semaine, mais je serais très content de pouvoir acheter du gaz localement, car mon propane vient de Drummondville ou de Québec. Si on le produit localement, c'est toute cette chaîne de transport qui est éliminée. »

Par ailleurs, considérant que 26 % de l'approvisionnement de l'usine serait issu de la culture de terres en friche et de résidus de cultures, plusieurs citoyens ont mis en doute un approvisionnement local. « Si vous prenez mes résidus et que je ne les réinjecte pas dans mon sol, je l'affaiblis, partage Serge Rodier. D'autant plus que la région de Compton compte plusieurs producteurs biologiques, vous aurez donc de la difficulté à atteindre votre 26 %. » Denis Loubier a assuré les producteurs présents dans la salle que le projet sera encadré par des agronomes.

Compton étant reconnue pour ses attraits agrotouristiques, l'augmentation pressentie du transport, notamment sur la route 147 amenant le visiteur au coeur de la municipalité, a suscité plusieurs inquiétudes. De fait, le projet prévoit l'entrée d'environ 15 camions par jour sur un débit quotidien de 7000 à 8000 voitures. « Qu'il y ait 15 camions de plus ou de moins, ça ne me fait pas un pli sur la différence », a lancé le citoyen Michel Gaudreau.

En ce qui concerne les gaz produits par l'usine, les citoyens, incluant les membres du conseil municipal, ont eu la surprise d'apprendre que le projet comprend l'aménagement d'un gazoduc vers Waterville pour se relier au réseau de Gaz Métro, ainsi qu'un deuxième tronçon vers le village de Compton, plus particulièrement vers le futur développement du secteur du King's Hall.

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