Lac-Mégantic: «trop tôt pour» pour abandonner les services psychosociaux

Le CSSS du Granit va maintenir coûte que coûte les services psychosociaux de... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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Tragédie à Lac-Mégantic

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Tragédie à Lac-Mégantic

Un convoi ferroviaire transportant du pétrole brut a explosé à Lac-Mégantic, le 6 juillet, faisant plusieurs morts et rasant la quasi-totalité du centre-ville historique de cette municipalité. »

<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le CSSS du Granit va maintenir coûte que coûte les services psychosociaux de rétablissement à Lac-Mégantic et il espère que le ministère de la Santé va continuer d'en assumer la facture, même au-delà du 31 mars prochain.

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Pierre Latulippe

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C'est l'assurance qu'a donnée mercredi le directeur général du Centre de santé et de services sociaux du Granit, Pierre Latulippe.

Rappelons que la veille, l'attachée de presse du ministre Gaétan Barrette, Joanne Beauvais, a précisé à La Tribune que ce dernier n'entendait pas reconduire le mandat de l'équipe psychosociale de rétablissement mise sur pied dans les premières heures qui ont suivi la catastrophe ferroviaire du 6 juillet 2013.

« Le Ministère estime que le CSSS du Granit est maintenant en mesure d'assumer, à l'intérieur des ressources budgétaires et des effectifs accordés, les services requis pour sa population », a écrit Mme Beauvais.

« Advenant une demande accrue de services en 2015-2016 qui dépasse la capacité de payer de l'établissement, le MSSS s'engage à revoir le dossier sur la base de ces nouveaux besoins documentés et identifiés. Rien n'est exclu et la population recevra les services auxquels elle a droit », a-t-elle ajouté.

L'attachée de presse pointe aussi dans sa missive un surplus de 900 000 $ qui apparaît au budget du CSSS, alors que le Ministère aurait défrayé 2,8 millions $ en 2013-2014 et 1,6 million $ en 2014-2015 en contributions additionnelles pour les services de santé rendus en lien avec la tragédie ferroviaire.

« C'est sûr que l'équipe régulière (de travailleurs psychosociaux du CSSS) ne peut pas assumer toutes les demandes d'aide, martèlera pour sa part Pierre Latulippe. Leur charge de cas est déjà plus lourde depuis un an et demi. Il y a de l'épuisement dans leurs rangs, c'est très palpable. »

En même temps, si on a constaté une baisse des demandes d'aide liée à la tragédie à la fin de 2014, une vingtaine de nouveaux dossiers ouverts en 2015 laissent penser que la population a encore grand besoin d'être accompagnée.

« Il est beaucoup trop tôt pour lâcher, estime M. Latulippe, on a juste à se promener en ville pour le constater. » Les résultats de l'Enquête populationnelle dévoilée par la Direction de la santé publique à la fin janvier plaident dans le même sens, ajoute-t-il, en soulignant que de toute façon, si les Méganticois n'ont pas accès facilement aux services psychosociaux dont ils ont besoin, ils reviendront tôt ou tard dans le réseau de la santé.

Quant aux 900 000 $ engrangés dans les coffres du CSSS, M. Latulippe remet la donnée en perspective. « Ces fonds-là ont été amassés grâce à une saine gestion, dit-il, et on a d'autres projets pour les affecter avec l'Agence (de la santé et des services sociaux de l'Estrie). » Une première tranche de 200 000 à 250 000 $ servira à boucler l'exercice financier 2014-2015 - avec l'autorisation du ministère de la Santé, précise M. Latulippe - et un autre montant devrait servir à rénover le centre de prélèvement de l'établissement de santé.

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