Épuration des eaux au Canton d'Orford: un projet de protocole prometteur

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(MAGOG) Une lumière au bout du tunnel. Voilà sans doute ce que représente le projet de protocole élaboré afin d'évaluer les performances de l'usine d'épuration des eaux du Canton d'Orford.

Orford, Les Services exp ainsi que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques du Québec ont entrepris des pourparlers ensemble il y a plusieurs mois déjà. À terme, leurs discussions et l'évaluation devant s'en suivre pourraient mener à la réhabilitation de la station d'épuration des eaux de la municipalité.

« J'espère la conclusion d'une entente d'ici le mois d'avril. L'évaluation de la station s'enclenchera ensuite et se poursuivra pendant un an. Après ça, on aura une meilleure idée de la situation », indique Lise Vaillancourt, directrice régionale adjointe au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques.

L'usine d'épuration du Canton n'a jamais offert les rendements désirés par les autorités depuis sa construction, il y a une dizaine d'années. La municipalité a reçu un constat d'infraction à cause de la situation, mais elle a répliqué en intentant une poursuite de 11 millions $ contre le gouvernement du Québec et Les Services exp.

« L'objectif avec le protocole, c'est de faire des essais contrôlés de performance de même qu'un suivi des opérations et de l'entretien, tout ça pour connaître l'efficacité de l'usine », explique Mme Vaillancourt.

Une fois tous les tests et vérifications effectués, les trois organisations impliquées vont se pencher sur les résultats obtenus et étudieront les différentes possibilités qui s'offriront à eux.

Des lits d'infiltration

Durant les mois qui ont précédé la construction de l'usine d'épuration du Canton d'Orford, il avait été décidé de ne pas autoriser le rejet de ses eaux traitées directement dans la rivière aux Cerises, qui coule à proximité. On avait alors opté pour la création de lits d'infiltration qui recevraient l'eau après un traitement en quelques étapes.

« À l'époque, c'était la meilleure solution de passer par des lits d'infiltration. Par contre, on sait maintenant que 30 pour cent de l'eau provenant de l'usine resurgit dans l'environnement. »

Cette solution apparaissait la meilleure parce qu'on anticipait qu'un fort débit serait observé.

« On a fait nos calculs en fonction de 2250 mètres cubes par jour avec des pointes à 3000. Finalement, on est entre 800 et 900 mètres cubes, ce qui est complètement différent », admet Lise Vaillancourt.

Directement dans la rivière?

Le maire d'Orford, Jean-Pierre Adam, ne le cache pas, si les données le permettent, sa municipalité demandera qu'on l'autorise à rejeter l'eau provenant de l'usine d'épuration directement dans la rivière une fois le traitement complété.

« J'espère une entente, confie M. Adam. À cause de la situation actuelle, on fait l'objet d'un moratoire qui nous empêche de développer de nouveaux secteurs en zone desservie par les égouts. Il est temps qu'on puisse accélérer le développement dans cette partie de notre municipalité », affirme-t-il.

En ce qui concerne la requête juridique déposée par le Canton d'Orford, le maire Adam note qu'elle n'a pas été retirée, et ce, bien que les procédures soient à l'arrêt. « Cette poursuite comporte plusieurs éléments. Elle ne tomberait pas immédiatement même si on s'entendait avec Québec au terme du protocole », souligne-t-il.

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