Offensive en faveur du condom

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La Direction de santé publique de l'Estrie a lancé une trousse de condoms colorés, vendredi, que les jeunes pourront retrouver dans plus de 75 lieux en Estrie. On reconnaît Dre Geneviève Petit, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive, Annie Dutil, infirmière clinicienne au CSSS-IUGS, Andrée-Ann Collin, de la Coalition des travailleurs de rue, et Claudia Pâquet, intervenante en prévention et en promotion de la santé chez Iris Estrie.

IMACOM, René Marquis

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) La Direction de santé publique de l'Estrie a fait son clin d'oeil à la Saint-Valentin, vendredi, en lançant une nouvelle offensive pour sensibiliser les jeunes à l'importance du condom dans leur vie sexuelle.

Cela prend la forme d'une carte interactive sur le web indiquant plus de 75 lieux en Estrie où ils peuvent se procurer des condoms gratuitement, dans des présentoirs colorés, et plus de 75 lieux où ils peuvent se faire dépister facilement pour les infections transmissibles sexuellement ou par le sang (ITSS).

Depuis 2006, explique Dre Geneviève Petit, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive à la DSP, l'Estrie connaît une flambée d'ITSS de l'ordre de 78 % touchant principalement les jeunes de 15 à 24 ans.

La chlamydia est la plus fréquente, en hausse de 94 %, et elle inquiète les intervenants de la santé puisqu'elle ne laisse paraître aucun symptôme mais qu'elle peut se propager et entraîner des complications de santé à plus long terme.

« La hausse des cas d'ITSS est continue. C'est beaucoup, elle se poursuit, et c'est un défi constant - qu'on partage avec les infirmières, les milieux scolaires, les CSSS et les parents - de continuer les messages de prévention. Notre campagne vise aussi à rendre facile l'accès aux moyens de protection et d'en avoir une gamme variée pour plaire à tous les types de personnes qui peuvent avoir à utiliser les condoms. Et à rendre accessible le dépistage », ajoute Dre Petit.

Infirmière clinicienne au CSSS-IUGS, responsable de la clinique des jeunes, Annie Dutil témoigne de l'importance de marteler le message. Au CSSS-IUGS, relate-t-elle, on a élevé de 18 à 25 ans, depuis un mois, la limite d'âge pour avoir accès aux services de dépistage, de contraception, de tests de grossesse, et l'achalandage a aussitôt suivi. L'équipe va aussi à la rencontre des jeunes, dans leur milieu, dans les écoles et les maisons de jeunes, par exemple.

Andrée-Ann Collin, de la Coalition des travailleurs de rue, assure que cette campagne répond à un grand besoin.

« Les ITSS sont souvent banalisées par les jeunes, note-t-elle, ils vont se protéger contre les grossesses, mais ils ne vont pas nécessairement se rendre compte des conséquences des ITSS sur leur santé et sur leur santé mentale. En même temps ils sont très curieux et ils ont beaucoup de questions. Il faut faire de la prévention et il faut le répéter encore et encore. »

Claudia Pâquet, une intervenante en prévention et en promotion de la santé chez Iris Estrie, partage le point de vue. « Le sujet de la sexualité est encore tabou aujourd'hui, constate-t-elle. Il y a l'hypersexualisation, mais est-ce que c'est vraiment la sexualité? C'est un peu ambigu tout ça. Ce n'est pas nécessairement parce qu'on voit plus de sexualité qu'on en parle bien. »

La Directions de santé publique de l'Estrie a lancé une trousse de condoms colorés, hier, que les jeunes pourront retrouver dans plus de 75 lieux en Estrie. On reconnaît Dre Geneviève Petit, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive, Annie Dutil, infirmière clinicienne au CSSS-IUGS, Andrée-Ann Collin, de la Coalition des travailleurs de rue, et Claudia Pâquet, intervenante en prévention et en promotion de la santé chez Iris Estrie.

QUELQUES FAITS

Les cas de chlamydia ont doublé en Estrie entre 2006 et 2013, passant de 482 à 951 cas déclarés.

Les jeunes de 15 à 24 ans représentent environ 70 % des cas.

Les femmes représentent plus des deux tiers des cas.

La syphilis infectieuse est passée de moins d'un cas par année à une moyenne d'un cas par mois entre 2000 et 2011.

La majorité des cas de syphilis touchent des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes.

Source : Directions de santé publique de l'Estrie www.santeestrie.qc.ca/itss

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