La relance probable d'une carrière inquiète à Stukely-Sud

Yvan Francoeur... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Yvan Francoeur

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(STUKELY-SUD) La relance probable d'une vieille carrière située à Stukely-Sud suscite des craintes parmi la population. Le maire Gérald Allaire assure que sa municipalité veille au grain, mais ne peut garantir que le projet sera mis en échec.Très inquiet, un voisin de la carrière, Yvan Francoeur, est intervenu énergiquement durant la dernière assemblée du conseil municipal de Stukely-Sud.

« Je veux que la municipalité prenne tous les moyens légaux à sa disposition pour empêcher la réouverture. J'ai fait des vérifications et on m'a dit que vous avez les moyens d'arrêter tout ça », a-t-il lancé aux élus municipaux.

M. Francoeur craint que le voisinage fasse les frais du projet de relance. « Que va-t-il arriver avec nos puits, nos lignes à gaz, et nos chemins si ça marche ? On n'aura plus de qualité de vie. L'évaluation de nos maisons diminuera. Je sens que je vais me faire baiser », a-t-il déclaré.

Tournant au ralenti depuis une dizaine d'années, la carrière en question aurait été créée il y a plus de 100 ans, selon Gérald Allaire. Son large trou est maintenant rempli d'eau et sert de lieu de baignade en été.

D'après les informations qui circulent, le propriétaire actuel des lieux, André Meunier, serait néanmoins sur le point de conclure une transaction avec une entreprise qui caresse un projet de relance.

« Il y a huit ou neuf résidences à proximité de la carrière et M. Francoeur en est le plus près, note le maire Allaire. On sait que des gens sont inquiets. En ce moment, on essaie d'aller chercher toutes les informations qu'on peut. Si on veut bloquer le projet, il faut s'assurer qu'on agit de façon légale. »Un projet récréotouristiqueTout cela survient alors que Stukely-Sud espérait plutôt le développement d'un projet récréotouristique sur le site de la carrière. La municipalité a d'ailleurs déjà dépensé un montant de 8000 $ pour obtenir une étude de préfaisabilité.

« Le propriétaire de l'endroit avait accepté qu'on vérifie ce qu'il était possible de faire là au point de vue récréotouristique, souligne Gérald Allaire. L'étude qu'on a obtenue disait qu'il y avait de multiples possibilités. Notre objectif, c'était d'attirer du monde chez nous. On désirait trouver un promoteur et travailler avec lui pour transformer cet endroit. »

Bien que Stukely-Sud ait eu des discussions avec le propriétaire de la carrière, elle n'aurait jamais signé quelque entente que ce soit concernant l'achat de celle-ci. « Nous n'avions pas de lettre d'entente », reconnaît M. Allaire.

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