Coop du Mont-Orford : de la déception mais pas d'amertume

Le président de la Coopérative de solidarité du... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Le président de la Coopérative de solidarité du Mont-Orford, André Martin, a expliqué hier ce qui a conduit à la décision de dissoudre cette organisation. On l'aperçoit ici en compagnie de Richard Lapointe, un ancien administrateur de la coopérative, et de Normand Ouellet, un des membres du conseil d'administration actuel.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(ORFORD) Tout en saluant la besogne abattue par les gestionnaires actuels de la station Mont Orford, le président de la Coopérative de solidarité du Mont-Orford, André Martin, admet qu'il a été déçu d'apprendre le rejet de la proposition de son organisation.

Muet depuis l'annonce en janvier de la dissolution prochaine de la Coopérative de solidarité du Mont-Orford, M. Martin a rencontré les médias à Orford hier pour faire le point.

«Les pourparlers entrepris avec la Corporation ski et golf Mont-Orford n'ont pas abouti, mais je n'ai aucune amertume, a assuré le président de la coopérative. On a fait le maximum pour que ça marche. Par contre, c'est vrai qu'on ressent de la déception.»

Selon André Martin, les dirigeants de la Corporation ski et golf Mont-Orford «éprouvaient de la réticence» à l'égard du mode de gouvernance propre au modèle coopératif.

«De toute évidence, la logique de la gouvernance démocratique - un membre, un vote - inquiète la corporation au point de refuser ce modèle d'affaires, ouvrant ainsi la porte au principe plus classique de la représentativité en fonction du capital investi», soutient le président de la Coopérative du Mont-Orford.

M. Martin et deux autres membres de la coopérative ont rencontré à plusieurs reprises des représentants de la Corporation ski et golf Mont-Orford durant les derniers mois. Les rencontres tenues avaient pour but de permettre aux deux organisations d'explorer la possibilité de fusionner ensemble.

Puis, au début du mois de janvier, la Corporation ski et golf Mont-Orford a acheminé une lettre à la coopérative l'informant que le «modèle coopératif ne sera pas privilégié».

Notons que ce sont principalement des maires de la MRC de Memphrémagog, dont Jacques Demers et Vicki May Hamm, qui forment le conseil d'administration de la corporation, née en 2011 pour relancer les activités de la station Mont Orford.

Des investissements

Si elle avait pu prendre les rênes de la station, la Coopérative du Mont-Orford aurait d'abord tenté d'accroître le nombre de ses membres et aurait ensuite procédé à l'émission de parts privilégiées.

«On pensait être capable d'aller chercher cinq millions $ en émettant 5000 parts privilégiés à 1000 $, note Normand Ouellet, administrateur de la coopérative. Avec cet argent, on aurait été capable d'emprunter 15 millions $ de plus pour faire des investissements dans la station.»

La Coopérative du Mont-Orford compte 711 membres. Chacun des membres devrait être contacté au cours des prochaines semaines. La liquidation des actifs de l'organisation s'effectuera à court terme.

Rappelons que la fondation de la Coopérative du Mont-Orford remonte à 2006, année lors de laquelle le gouvernement de Jean Charest avait annoncé son intention de vendre une partie du parc national du Mont-Orford. L'objectif des fondateurs de la coopérative était d'éviter que des condominiums soient construits, au pied des pistes du mont Orford, sur des terres protégées.

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