Décès de l'époux de Colette Roy Laroche

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Yvan Laroche et Colette Roy Laroche

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Tragédie à Lac-Mégantic

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Tragédie à Lac-Mégantic

Un convoi ferroviaire transportant du pétrole brut a explosé à Lac-Mégantic, le 6 juillet, faisant plusieurs morts et rasant la quasi-totalité du centre-ville historique de cette municipalité. »

(SHERBROOKE) Yvan Laroche, époux de Colette Roy Laroche, mairesse de Lac-Mégantic, s'est éteint  l'âge de 67 ans des suites d'un long combat contre la maladie.

M. Laroche est décédé lundi à la Maison La Cinquième Saison de Lac-Mégantic après avoir lutté courageusement contre le cancer.

«Fort d'une carrière à la Sûreté du Québec comme patrouilleur et agent de liaison, il a aussi été producteur forestier et acéricole. Monsieur Laroche a été impliqué dans de nombreux organismes à Lac-Mégantic», annonce la Ville de Lac-Mégantic dans un communiqué de presse.

«Il a été entre autres président de la Caisse Desjardins de la Région de Mégantic et président de la fabrique Sainte-Agnès. Il a été bénévole à la Banque alimentaire du Granit, au mouvement Albatros et à la bibliothèque municipale.»

Il a aussi été secrétaire pour l'Association des Familles Laroche et Rochette, ajoute-t-on.

«Les membres du conseil municipal et tout le personnel de la Ville de Lac-Mégantic tiennent à offrir leurs plus sincères condoléances à la famille et aux proches de monsieur Laroche», conclut la dépêche.

La «Dame de granit»

Colette Roy Laroche a été la figure de proue de la ville après l'accident ferroviaire tragique qui a fauché la vie de 47 de ses citoyens en juillet 2013. Surnommée la «Dame de granit», elle a gagné l'affection et le respect des Québécois pour ses efforts inlassables pour soutenir sa population, reconstruire le centre-ville de Lac Mégantic et exiger un nouveau tracé pour le chemin de fer qui contournerait la petite municipalité.

- Avec La Presse Canadienne

«Pour continuer dans mon rôle de mairesse, j'ai besoin de savoir que mon mari est en sécurité à la maison.»


De mairesse au front à aidante naturelle

Au début janvier 2015, Mme Roy Laroche accordait une touchante entrevue à La Tribune au sujet de la maladie de son conjoint.

À la mi-juin 2014, à deux semaines du premier anniversaire de la tragédie ferroviaire qui a dévasté sa ville, une nouvelle épreuve est venue dévaster la vie de la mairesse Colette Roy Laroche : son mari a eu un diagnostic de cancer du cerveau.

« Je vous dirais que si ça m'était arrivé à 40 ans, j'aurais eu moins de sagesse pour faire face. Mais j'ai appris avec les années et les épreuves qu'il y a des choses qui nous arrivent dans la vie pour lesquelles il n'y a pas de réponse. Alors je ne passerai pas des heures et des jours à m'apitoyer sur mon sort! J'ai plus mis mon énergie à m'organiser et à composer avec la situation qu'à me poser des questions. C'est comme ça c'est tout. J'ai choisi de vivre ça le plus sereinement possible parce que je n'aurais pas pu le vivre autrement. »

Yvan Laroche a été opéré à l'été, il est rentré à la maison en septembre et poursuit des traitements de chimiothérapie.

« Il va bien, il ne souffre pas dans les circonstances, son état est stable. Pour moi, ce sont de bonnes nouvelles. »

Cette nouvelle épreuve lui a-t-elle donné envie d'abandonner sa tâche de mairesse?

« La décision la plus facile, ç'aurait été de rester à la maison, dit-elle, mais les décisions les plus faciles ne sont pas nécessairement les meilleures. Quand je pensais à l'état des dossiers de la ville, au fait qu'on a déjà été retardé par une campagne électorale, on n'est pas irremplaçable, mais je me disais qu'on ne pouvait pas se permettre que ça tourne encore au ralenti. »

Fidèle à elle-même, la mairesse et l'épouse s'est retroussé les manches, en a discuté avec la famille et les collègues, et s'est organisée.

Avec de l'aide à la maison, les enfants tout près, des amis généreux, en déléguant davantage les tâches de représentation aux collègues du conseil municipal, Mme Roy Laroche a pu composer avec cette nouvelle épreuve.

« J'ai fait des choix et je vais rester jusqu'à la fin (son mandat prend fin en novembre 2015) si la santé de mon mari ne se dégrade pas trop. Mais si ça devient trop difficile, mon choix sera de rester à la maison. Je me dis un jour à la fois.

« Pour continuer dans mon rôle de mairesse, conclut-elle, j'ai besoin de savoir que mon mari est en sécurité à la maison et j'ai besoin de me sentir dégagée de toutes ces préoccupations. Tant et aussi longtemps que ces conditions sont là, je suis capable de continuer. »

- Par Jacynthe Nadeau

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