Clinique de Windsor: le conseiller Rousseau a enregistré sa conversation

Un conseiller municipal de St-François-Xavier-de-Brompton, Adam Rousseau,... (Archives La Presse)

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<p>Christine Bureau</p>

(Saint-François-Xavier-de-Brompton) Un conseiller municipal de Saint-François-Xavier-de-Brompton, Adam Rousseau, soutient que ce n'est pas un moratoire imposé à la mi-janvier qui a causé le refus de certains patients à la nouvelle Clinique médicale des Papetiers de Windsor, mais plutôt leur lieu de résidence.

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Adam Rousseau

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M. Rousseau s'est lui-même fait refuser l'accès à la clinique parce que sa municipalité n'y a pas contribué financièrement. « J'ai appelé en janvier, oui, mais c'est parce que la situation commençait à s'envenimer et que je voulais des preuves », affirme-t-il.

Dans un enregistrement qu'il a fait de sa conversation, on entend l'employée de la clinique lui dire : « On ne peut accueillir de gens de cette région [Saint-François] parce qu'il n'y a pas eu d'entente. On a un nouveau médecin et prioritairement, c'est Windsor ».

« Ce n'est pas qu'il n'y a plus de place nécessairement », ajoute-elle plus tard, avant de conseiller à Adam Rousseau de contacter sa municipalité à ce sujet.

«Je lui ai mentionné que mon conjoint est cardiaque, qu'il est sur la une liste d'attente depuis quatre ans pour être pris en charge. Est-ce une priorité?»


Le témoignage d'une autre résidante de la municipalité va dans le même sens. « En octobre 2014, j'ai téléphoné pour inscrire mon mari. La première question a été mon lieu de résidence. Comme je suis de Saint-François-Xavier, elle m'a répondu qu'elle prenait ceux de Windsor en premier », raconte Nathalie Verrette.

« Je lui ai mentionné que mon conjoint est cardiaque, qu'il est sur la une liste d'attente depuis quatre ans pour être pris en charge. Est-ce une priorité? Elle m'a dit que non », souligne-t-elle.

Adam Rousseau soutient avoir reçu l'appel de plusieurs citoyens de Saint-François qui ont eu « l'impression de faire rire d'eux » en entendant parler d'un moratoire en janvier. « Je ne veux pas m'acharner, mais il est important de connaître les faits », dit-il, ajoutant que la Ville de Saint-François a une liste de 39 personnes qui, depuis octobre, ont été refusées.

Il a été impossible hier de joindre la présidente de la Corporation du regroupement médical de Windsor et périphérie, Stéphany Martin. Le consultant en communications engagé par la clinique, Pierre Pinard, a dit comprendre que le « moratoire en surprendra plus d'un, mais [qu'] avec plus de 1000 personnes sur la liste de patients à rencontrer, les suivants risquaient d'être très déçus, surtout quand on répète à gauche et à droite que les cliniques et leurs médecins ne peuvent pas refuser de prendre un patient sur une liste. »

La municipalité de Saint-François-Xavier a voté lundi soir en faveur d'une aide financière non récurrente de près de 11 500 $ pour la Clinique des Papetiers, bien que ses patients y soient admis depuis lundi. L'an dernier, Windsor, Val-Joli et Saint-Claude lui ont remis un montant de 95 000 $.

Le maire de Saint-François Claude Sylvain affirme avoir transmis la liste de noms des personnes refusées à la clinique. Certains ont déjà été rappelés.

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