La clinique des Papetiers nie avoir exclu des patients

La Clinique médicale des Papetiers de Windsor s'est défendue hier d'avoir... (Archives La Tribune)

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<p>Christine Bureau</p>

(Windsor) La Clinique médicale des Papetiers de Windsor s'est défendue mardi d'avoir refusé des patients de Saint-François-Xavier-de-Brompton sous prétexte que leur municipalité n'avait pas contribué financièrement au démarrage de la clinique. Elle nie également avoir reçu un appel du ministère de la Santé sur ce dossier.

« Dans le cas de Saint-François, il y a déjà des patients qui sont inscrits et qui ont vu des médecins à la clinique. Ce qui est erroné de croire, c'est que les gens de cette municipalité ont été totalement exclus », insiste la présidente de la Corporation du regroupement médical de Windsor et périphérie, Stéphany Martin.

Elle admet toutefois avoir créé un « impair » lors de la prise de rendez-vous de certains patients quand l'équipe a conclu, à la mi-janvier, que ses listes étaient déjà bien remplies. La clinique a donc cessé d'inscrire des noms sur sa liste « pour toutes les personnes qui appelaient ». « C'est peut-être bien gentil de prendre leurs noms, mais si on ne les rappelle pas, on ne rend pas plus service à la population », affirme-t-elle.

Les contributions municipales étaient bel et bien « volontaires », rappelle-t-elle. Mais sans elles, « je n'aurais pas pu attirer cinq médecins dans des locaux neufs, dans des installations neuves, avec des équipements complètements mis à jour ».

Selon Stéphany Martin, il n'est pas question non plus de créer un nouveau modèle d'affaires dans le monde médical. « On a fait des recherches sur le web, il y a beaucoup de villes qui présentent des incitatifs pour que les médecins s'implantent dans leur région.»

La Corporation est une clinique privée, mais les patients n'ont pas à débourser pour leur consultation. Même si les médecins qui y travaillent sont rémunérés par l'État, ils ne reçoivent pas la prime de 30 % versée aux Groupes de médecine de famille (GMF).

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a répété au cours des derniers jours que cette situation était inacceptable et qu'une enquête avait été lancée. Le Ministère a rappelé à la clinique que les lois ne permettent pas de refuser des patients sur la base de leur lieu de résidence, confirme la porte-parole du ministre de la Santé, Johanne Beauvais.

Stéphany Martin soutient pour sa part n'avoir rien à se reprocher dans la gestion de sa clinique. « Quand on sera rendu là, on traversera la rivière, mais moi, je n'ai eu aucun appel des instances du ministère. [...] Je pense que si on avait à refaire ce projet, on le referait de la même façon », plaide-t-elle.

La Clinique des Papetiers compte 1300 patients en attente. Stéphany Martin s'attend d'être en mesure de desservir ces gens, mais ignore dans quel délai il lui sera possible de le faire.

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