Dépendances: des centres de thérapie seraient menacés

Des centres de thérapie en traitement des dépendances seraient menacés en... (Archives La Tribune)

Agrandir

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Des centres de thérapie en traitement des dépendances seraient menacés en Estrie.

L'Association québécoise des centres d'intervention en dépendance (AQCID), qui représente une quarantaine de centres de thérapie au Québec dont huit en Estrie, croit que les coupes à l'aide sociale annoncées par le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale du Québec François Blais menacent certains organismes membres.

« Ces coupes vont entraîner des pertes financières de 150 000 $ en moyenne par centre. Les personnes qui bénéficient de l'aide sociale, soit environ 80 pour cent de notre clientèle, ne pourront plus couvrir les frais de thérapie », estime le directeur général de l'AQCID, Vincent Marcoux.

Il déplore les coupes sur les chèques d'aide sociale qui seront grandement amputés pour les personnes qui entrent en thérapie pour vaincre leur dépendance à l'alcool, aux drogues ou au jeu.

M. Marcoux explique que présentement, des frais de 300 $ pour 30 jours sont demandés à ceux qui entrent en thérapie, alors que le gouvernement assume 49,88 $ pour les frais de subsistance. Le reste du montant de 100 $ par jour est assumé par les différents organismes.

«Les personnes qui bénéficient de l'aide sociale, soit environ 80 pour cent de notre clientèle, ne pourront plus couvrir les frais de thérapie.»


« Le chèque d'aide sociale sera grandement diminué pour ceux qui entrent en thérapie. Les gens sur l'aide de sociale ne seront plus capables de payer. Pour la clientèle itinérante, le montant de leur chèque sera de seulement 200 $ par mois s'ils entrent en thérapie », déplore Vincent Marcoux.

Les plus touchés

Pour la clientèle estrienne membres de l AQCID, ce sont les centres Corps, âme et esprit, Toxico-Gîtes-Domaine Orford, le domaine de la Sobriété, le domaine Perce-Neige, la Maison l'Intégrale, la maison Nouvelle-Vie, le Centre Nuhab et le Carrefour de l'Espoir qui seraient touchés par ces coupes.

« Si ces personnes ne reçoivent pas de traitement, elles vont se retrouver dans les hôpitaux, les prisons ou pire encore. Ce sont des personnes à risque lorsque l'on parle de suicide », estime Vincent Marcoux.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer