Bientôt un centre de répit à Eastman

Joanne Poisson et Christine Cadoux projettent de créer... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Joanne Poisson et Christine Cadoux projettent de créer ensemble un centre de répit et d'hébergement pour personnes handicapées au pied du mont Orford, à Eastman.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(EASTMAN) Mère d'un garçon souffrant de déficience intellectuelle et de surdité, Joanne Poisson rêvait d'ouvrir un jour une résidence pour personnes handicapées. Ce rêve est longtemps demeuré caché dans un des tiroirs de sa pensée, mais il s'agit aujourd'hui d'un projet concret susceptible de se réaliser à court terme.

Mme Poisson fait équipe avec Christine Cadoux pour concrétiser son projet. Les deux femmes ont entrepris de transformer la maison de Mme Cadoux, qui devait à l'origine devenir une résidence pour aînés, en un centre de répit et d'hébergement pour déficients intellectuels, autistes, sourds et autres personnes présentant un handicap d'importance modérée.

Les deux femmes se sont connues il y a environ un an et demi. L'amitié s'est vite installée entre elles et, après peu de temps, elles ont décidé d'unir leurs forces.

Joanne Poisson raconte avoir été reversée quand elle a appris à quoi ressemblait la demeure de Christine Cadoux à Eastman. Elle était quasi-identique à un dessin qu'elle avait couché sur le papier, des années auparavant, et qu'elle avait enfermé dans une petite bouteille.

« En 2000, lorsque j'ai mis ce dessin dans une bouteille, j'avais fait le voeu d'avoir un centre comme celui qu'on ouvre en ce moment, raconte Mme Poisson. J'ai retrouvé ma petite bouteille en 2013. C'est très spécial de voir ce qui arrive en ce moment. »

Le bâtiment qui accueillera le centre a la forme d'une croix. Pendant des années, Mme Cadoux a élevé des animaux dans une des ailes de cet immeuble. Une autre aile a été transformée en large garage.

Évalués à 350 000 $ au total, les travaux visant à rénover et recycler le bâtiment ont déjà été amorcés. Les animaux ont notamment quitté la portion de la maison qu'ils occupaient, laquelle accueillera la section qui sera réservée aux handicapés présents pour un court séjour seulement.

Jusqu'à 80 personnes

« Avec les installations qu'on prévoit aménager, on pourrait avoir jusqu'à 80 personnes à la fois. Sur ce nombre, 18 ou 20 seraient des résidents à long terme. Les autres seraient ici pour de courtes périodes d'au maximum un mois », explique Christine Cadoux.

Celle-ci ajoute que le futur Manoir André Morin, baptisé ainsi en l'honneur de l'ex-conjoint de Mme Poisson, recevra éventuellement des parents âgés avec leurs enfants handicapés. « Ce serait un service unique. Une fois que le ou les parents ne seraient plus autonomes, l'enfant aurait la possibilité de rester avec nous », note Mme Cadoux.

Aux yeux de cette dernière, il ne fait aucun doute que la demande pour un centre de ce genre existe dans le secteur d'Eastman. « Dans la MRC de Memphrémagog, il n'y a pas de lieu similaire. Pourtant, on dénombre au moins 150 familles avec enfants handicapés dans la MRC. »

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