Des compteurs électriques inoffensifs, dit une spécialiste

Dr Isabelle Samson... (Imacom, René Marquis)

Agrandir

Dr Isabelle Samson

Imacom, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(MAGOG) La soirée d'information organisée par la Ville de Magog concernant les compteurs électriques à radiofréquences a pris une tournure que n'attendaient pas les élus magogois. Spécialiste en médecine préventive, la Dr Isabelle Samson s'est en effet exprimée devant une salle qui, très majoritairement, était composée de gens opposés à ce type d'appareil.

« On a peut-être manqué le public qu'on avait ciblé au conseil municipal. On voulait rejoindre les gens confus par rapport à ce genre de technologie », a déclaré Mme Hamm après la présentation de la spécialiste.

Une trentaine de personnes ont assisté à cette soirée d'information. Toutefois, un nombre nettement plus élevé de gens l'ont sans doute regardée grâce à TVCogeco, qui diffusait en direct hier soir.

D'entrée de jeu, Isabelle Samson a indiqué aux gens dans la salle que la Direction de santé publique estime que les compteurs à radiofréquences ne représentent aucun risque pour la santé. « On est d'accord avec la position de Santé Canada et de l'Organisation mondiale de la santé », a-t-elle noté.

La représentante de la Direction de santé publique a par la suite rappelé que de nombreux appareils, téléphone cellulaire, micro-ondes et autres émettent des radiofréquences. De plus, elle a souligné que les ondes des puissantes antennes des stations de radio et de télévision se propagent depuis des décennies dans l'environnement, et ce, sans effet catastrophique.

Selon la littérature scientifique, des radiofréquences de très « haute intensité » peuvent avoir un effet de nature thermique. Mais les compteurs dits « intelligents » ou « communicants » ne représentent aucun risque de ce point de vue.

Cependant, si elle a tenté de se faire rassurante durant toute la soirée, Mme Samson a admis que des doutes persistent en ce qui a trait à l'utilisation du téléphone cellulaire. Les grands utilisateurs risquent peut-être davantage de souffrir d'un cancer du cerveau, mais la preuve de cela n'est pas encore faite.

En ce qui concerne les personnes qui se déclarent sensibles aux radiofréquences, Isabelle Samson a affirmé que leurs symptômes étaient probablement bien réels. Mais ce serait la « perception du risque qui rendrait les gens malades avec une véritable réponse physique ».

Plusieurs personnes ouvertement opposées aux compteurs électriques ont pris la parole à la fin de la soirée d'information, souvent davantage pour faire valoir leur opinion que pour obtenir des réponses.

« Il a fallu attendre 50 ans avant qu'on adopte des lois anti-tabac au Canada. Allez-vous prendre autant de temps avant de légiférer en matière de radiofréquences? », a notamment demandé une des personnes ayant pris le micro.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer