Les ambulanciers de Lac-Mégantic dénoncent les horaires de garde

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Pascal Jacques, le président du regroupement des ambulanciers qui desservent les territoires de la Beauce, de Bellechasse, des Etchemins et de la région de Lac-Mégantic (TASBI) se dit très déçu du manque de réaction du ministre de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Gaétan Barrette, à la suite de la conférence de presse organisée par son organisme, il y a quelques mois.

Le regroupement demandait alors de ne pas revenir aux horaires de garde (faction), mais de conserver l'horaire de travail en quarts à l'heure. Grâce à cet horaire, deux ambulanciers peuvent patrouiller dans leur véhicule, prêts à répondre rapidement à une alerte. Avec l'horaire de garde, ils doivent rester à la maison et, lorsqu'un appel arrive, ils doivent passer à leur caserne pour monter dans leur véhicule avant de finalement partir pour y répondre.

À cause de la fermeture du pont Agnès, à la suite de la tragédie du 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic, la ville s'était trouvée séparée en deux. Les horaires des ambulanciers avaient alors changé en quarts à l'heure. Toutefois, avec l'ouverture du pont de la Solidarité, il y a quelques mois, le gouvernement a décidé de ramener les horaires de garde (faction). Pourtant, ceux-ci sont reconnus pour exiger au moins huit minutes de délai supplémentaire avant que les ambulanciers soient prêts à partir, perdant ainsi un temps précieux pour la survie d'une personne en détresse.

« Conscients du contexte économique actuel, nous étions même prêts à accepter le retour à un horaire de garde, tout en maintenant un horaire en quarts à l'heure, pour que cela minimise la perte de services aux citoyens », explique Pascal Jacques.

« Alors que nous accumulons les appuis dans le milieu, et que tous trouvent déplorable le manque de services, le délai de réponse inacceptable et l'iniquité face à d'autres régions rurales, nous n'obtenons aucune réponse au bureau du ministre de la Santé Gaétan Barrette. C'est très frustrant. D'une part, les citoyens n'ont pas droit à la qualité de service qui leur revient. D'autre part, nous faisons ce métier pour sauver des vies et on ne nous donne pas les bons outils ni les conditions pour bien faire notre travail! C'est à se demander quelle est la valeur des gens de la région de Lac-Mégantic aux yeux du ministre Barrette! »

« Le mutisme du ministre nous inquiète. Les deux types d'horaires que nous avons font que le service à la population est changé. D'accord, on comprend qu'il y a environ un demi-million de dollars de différence, mais pour nous, ça ne doit pas être une question d'argent, mais plutôt une question de pouvoir sauver des vies, car le temps de réponse peut faire une grande différence. »

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