Cancer: de «patients» à «participants» de la guérison

Dr Thomas Seyfried, de l'Université Yale.... (Imacom, Maxime Picard)

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Dr Thomas Seyfried, de l'Université Yale.

Imacom, Maxime Picard

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(Eastman) Faire en sorte que les gens atteints de cancer cessent d'être des « patients », mais deviennent plutôt des « participants » de leur guérison. C'est l'un des objectifs que se donne le nouvel OBNL Croquer dans la vie, qui a lancé ses activités samedi au Spa Eastman à l'occasion d'une journée thématique.

« Presque tout le monde a dans son entourage quelqu'un qui est atteint ou qui a été atteint de cancer », soulignait l'un des membres de l'organisme, Guy Rajotte. La demande est croissante pour les traitements alternatifs; aussi, l'organisme tentera de porter une nouvelle image du cancer, et proposera un mélange entre diverses approches pour le traiter.

Un accent tout particulier sera mis sur la nutrition. « Nous voulons promouvoir de l'information scientifique sur l'alimentation saine à haute teneur en nutriments. On veut faire en sorte que la nutrition spécifique soit une approche intégrée en prévention et rémission du cancer », poursuit M. Rajotte.

Concrètement, Croquer dans la vie traduira en français des résultats de recherche provenant d'un peu partout dans le monde, et les vulgarisera pour les rendre accessibles aux intéressés. L'organisme présentera également des films et conférences pour conscientiser la population, et proposera des formations à ceux et celles qui souhaitent modifier leurs habitudes de vie. « Il y aura aussi de l'aide à la gestion du changement, soutenir la personne atteinte dans les changements liés à son mode de vie. »

Conférence du Dr Seyfried

De nombreuses conférences se déroulaient samedi au Spa Eastman dans le cadre de la journée thématique, notamment celle du Dr Thomas Seyfried, de l'Université Yale.

L'approche métabolique du cancer par le Dr Seyfried (en opposition à l'approche génétique) représente un changement de paradigme dans l'étude de cette maladie. « Le cancer est un problème systémique dans le corps; il faut s'occuper de l'entièreté du corps pour le combattre. Mais la plupart de la recherche se concentre sur une partie du corps spécifique », déplore le spécialiste, qui souligne qu'il est beaucoup plus compliqué de trouver du financement pour la recherche qui touche l'ensemble du corps.

« Il existe plusieurs expériences scientifiques que les gens refusent de prendre en considération, parce que les conclusions sont incompatibles avec le dogme actuel », renchérit-il.

Les autres conférenciers étaient le Dr Akbar Khan, la nutrionniste Anne-Marie Roy, le dentiste Michel Demers, la Dre Christine Angelard ainsi que Mathieu Millette, directeur de la recherche chez BioK.

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