Lac-Mégantic : nouveau délai pour la voie de contournement ferroviaire

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Un an et demi après la tragédie de Lac-Mégantic et alors qu'on s'apprête à démolir le centre-ville sinistré pour permettre sa reconstruction, l'étude de faisabilité pour la construction d'une voie de contournement ferroviaire n'est toujours pas enclenchée.

En fait, l'appel d'offres pour la réalisation de cette étude vient à nouveau d'être prolongé, jusqu'au 9 février cette fois-ci.

« Les autorités du ministère des Transports nous ont avisés de la nécessité de donner un nouveau délai de trois semaines puisque plusieurs soumissionnaires potentiels ont encore beaucoup de questions, et des questions qui ne peuvent trouver réponse en une journée », résume la directrice générale adjointe de la Ville de Lac-Mégantic Marie-Claude Arguin.

« C'est certain que nous sommes un peu déçus sauf que quand on connaît les raisons, c'est peut-être une bonne nouvelle. Ça veut dire qu'il y a beaucoup d'intérêt (pour réaliser l'étude) », ajoute Mme Arguin.

« Si on peut faire quelque choses pour accélérer le processus, on va le faire, renchérit le député provincial de Mégantic Ghislain Bolduc. Mais pour avoir des prix finals des soumissionnaires, on n'a pas le choix de répondre à l'ensemble de leurs questions, qui peuvent être très techniques. (...)Il faut qu'à la fin le document (l'étude de faisabilité) rencontre ses objectifs. »

Il serait surprenant maintenant que les conclusions de l'étude soient connues avant 2016. « Il s'agit d'une étude très complexe. Elle se fera en trois phases et il faut compter plusieurs mois par phases », précise Marie-Claude Arguin, qui ne peut donner plus de détails sur la procédure en cours pour en préserver la légalité.

Si les questions relatives à l'appel d'offres transitent par le MTQ, la Ville reste le maître d'oeuvre du projet et sera aussi impliquée dans le comité de sélection des prestataires de services.

Cette étude de faisabilité avait été annoncée à la fin mai par le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, pour répondre aux inquiétudes de la population qui espère que les trains de pétrole ne passeront plus jamais dans le centre-ville. Les coûts de l'étude ont été estimés à 2,5 millions $, assumés par les deux paliers de gouvernement, la compagnie ferroviaire CMQ et la Ville de Lac-Mégantic. L'appel d'offres a été publié cinq mois plus tard, le 31 octobre.

« Je sais que les gens trouvent que les délais sont beaucoup trop longs, convient Marie-Claude Arguin, mais si ça (la voie de contournement) mérite d'être fait, ça mérite d'être bien fait. Nous serons aussi soumis au processus complexe des grands projets d'infrastructures, prévient-elle. Mais on ne lâchera pas prise. »

Le Comité de vigilance sur la sécurité ferroviaire s'est pour sa part dit inquiet de ce nouveau délai. Les sept citoyens et deux élus qui font partie de ce nouveau comité sont encore à définir leurs objectifs et leur plan d'action, qui doit être présenté au conseil municipal en février.

« On est en faveur de la voie de contournement, avance le porte-parole André Lachapelle, mais il n'y a aucune assurance que cette étude de faisabilité aboutisse à une conclusion positive. En attendant, les marchandises dangereuses passent au centre-ville et éventuellement ce sera du pétrole. On est là pour rassurer la population sur la qualité et la sécurité du service ferroviaire. »

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